mardi 2 février 2021

Pour García Lorca (et Marie)

(José Guadalupe Posada)

On a toujours professé le plus grand respect pour les traducteurs et traductrices qui se sont risqués à s'attaquer à l'immense Federico García Lorca. On en a fréquenté une, figure libertaire et féministe bien connue du Toulouse des années 1960 à 1990. Marie L., atteinte d'une poliomyélite, abritait un merveilleux cerveau dans un corps torturé. C'était du temps ou même les plus incorrigibles pacifistes n'hésitaient pas à donner des coups de main à des camarades plus agités ou énervés non sans le regard mélancolique de rigueur. 
Mais revenons à ce cher Federico, touche-à-tout de génie foudroyé par des ordures un 19 août de l'année 1936.
Prenons, une chanson en apparence toute simple : la Canción del jinete, enregistrée par Paco Ibañez  la première fois en 1965.
 
Les deux premiers couplets sont 

En la luna negra de los bandoleros,

cantan las espuelas.
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas. 
Ay, caballito negro, 
¿Dónde llevas tu jinete muerto? 
¿Dónde llevas tu jinete muerto? 

Las duras espuelas del bandido inmóvil

que perdió las riendas.
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Ay, caballito frío,
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
 
Ce qui pourrait donner
Sous la lune noire des brigands
chantent les éperons (x2)
Ô petit cheval noir
où mènes-tu ton cavalier mort ?
 
Les solides éperons du bandit immobile
qui a lâché les rènes (x2)
Ô petit cheval noir
quel parfum de fleur de couteau !
 
On vous laisse imaginer le nombre d'autres formulations jouables. 
Et on s'écoute une autre merveille du maestro, le Romance de la Guardia Civil española, en référence au Corps  vert qui terrorisa son Andalousie durant des décennies. 
Elle est interprétée ici par Vicente Pradal.
 
 
Il semblerait qu'on manque un peu de ciel bleu et de murs à la chaux blanche, ces temps-ci. Et d'un fino en terrasse.
n la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
Ay, caballito negro,
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
 
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Ay, caballito frío,
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
https://lyricstranslate.com
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
Ay, caballito negro,
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
 
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Ay, caballito frío,
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
https://lyricstranslate.com
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
En la luna negra de los bandoleros,
cantan las espuelas.
Ay, caballito negro,
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
¿Dónde llevas tu jinete muerto?
 
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Las duras espuelas del bandido inmóvil
que perdió las riendas.
Ay, caballito frío,
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
¡Qué perfume de flor de cuchillo!
https://lyricstranslate.com

5 commentaires:

  1. Aviez-vous passé Hélène Martin dans Dans l'herbe ?

    "Pour Lorca tué à Grenade
    Et Desnos privé d'horizon
    Feraoun sous la ratonnade
    Les assassins ont même nom..."

    Paroles d'Yves Broussard.

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    1. Et non, je ne me souviens pas qu'on aie passé Hélène Martin. Par contre, c'est marrant, je me rappelais plutôt cette chanson par Francesca Soleville.

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  2. Quant à Hélène Martin, si vous ne l'avez pas passée en tant qu'interprète sur les ondes, vous l'avez évoquée ici en tant que compositrice.

    A propos de Lorca elle a aussi mis en musique ceci :

    Lorca, Maïakovski, Desnos, Apollinaire,
    Leurs ombres longuement parfument nos matins,
    Le ciel roule toujours les feux imaginaires
    De leurs astres éteints.

    Paroles d'Aragon.

    J'enfonce peut-être une porte ouverte, mais je découvre cette chanteuse, dont je connaissais évidemment les mises en musique du Condamné et d'Ainsi Prague, mais dont j'ignorais l'existence avant il y a quelques jours...

    Matane !

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  3. Mazette! Toujours un honneur d'avoir des lecteurs si attentifs et curieux.

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