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vendredi 28 février 2025

Retour vers le futur (Travail)

 


Je n'avais jamais mangé
De langouste ni de crabe royal du Kamtchaka
(...)
Six jours sur sept de travail depuis trois semaines
à des horaires de nuit
Je m'estime dans mon droit de manger à ma faim
sur mon lieu de travail
Et d'emporter ce que mes poches peuvent à la maison
(...) 
J'ai beau n'être qu'un petit ouvrier
c'est bon
J'ai compris la technique
J'ai vu les horaires les planques et les moyens de sortir les trucs

Deux langoustes donc
Juste faites en rentrant hier avec un riz basmati
tiède et de la mayo maison
C'est pas mal la langouste

Je vole rien
C'est rien que de la réappropriation ouvrière
Tout le monde le fait

Joseph Ponthus À la ligne 
 

L'indispensable Béranger

 

Et une adaptation de l'auteur cité par Michel Cloup

mercredi 27 mars 2019

Insupportables Gilets jaunes


"Vient le moment où le lapin en a assez d'être lapin et veut devenir chasseur"

Docteur Stéphane Barsoni (35ème Brigade FTP-MOI. Toulouse)



Samedi 23 mars, dans la soirée, un incendie s'est déclaré dans les geôles du commissariat central de Toulouse. Les pompiers sont intervenus et deux policiers ont été intoxiqués.
Selon nos informations, un détenu, repéré le jour-même en train d'embraser la barricade de l'avenue Camille Pujol, interpellé par les policiers et qui était gardé à vue, serait à l'origine du sinistre et 25 personnes gardées à vue ont dû être transférées vers les autres commissariats de l'agglomération. 
L'acte 19 des gilets jaunes a engendré au moins 13 interpellations à Toulouse. 
Actu Toulouse 24 mars 2019 8:57

On souhaite bien de la sagesse aux occupants habituels du commissariat de l'Embouchure.

Et on se met un très récent titre de Michel Cloup, Les invisibles, tout droit venue de son album Danser sur des ruines.

vendredi 4 mars 2016

La maman et la putain en zizique

Ce film (1973) de Jean Eustache qui marqua sa génération tout en continuant à provoquer maintes discussions pour déterminer si il glorifie ou dénonce certaines valeurs en vogue d'après 68, n'est pas seulement une variation sur le désir en errance, truffée de citations de Bernanos. Il est aussi l'occasion d'envoyer à l'écran une bande sonore assez riche, à une époque où les chansons grappillées ici et là n'étaient pas encore une forme de facilité pour les cinéastes. 

Ainsi, au long des aventures amoureuses d'Alexandre on peut entendre en fond ou en intégralité des pièces de Marléne Dietrich, Édith Piaf, Zarah Laender, Deep Purple, Mozart, Offenbach, Damia et, bien entendu, un morceau de choix : La chanson des fortifs' par Fréhel. À laquelle Françoise Lebrun réplique par Tout simplement de Paul Delmet.


La maman et la putain - vieilles chansons par awixumayita
(Si la vidéo n'apparaît pas sur votre bécane, elle est disponible là.)
 
Curiosité : en 1996, Diabologum, le groupe de Michel Cloup, a mis en musique le monologue final de Françoise Lebrun sur l'album #3.