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dimanche 19 mars 2023

Pierre-Jean, l'autre Béranger, sic transit gloria mundi

 

Intéressante émission de Jean-Noël Jeanneney, Concordance des temps du 4 mars 2023 consacrée au cas du chanteur le plus célébré de la première moitié du XIXème siècle, Pierre-Jean de Béranger.
Outre faire un résumé de cette gloire populaire du Caveau Moderne et des goguettes (on ne disait alors ni cabarets ni café concerts) ce programme pose une très captivante question : celle de la notoriété ainsi que de sa postérité.
Comment, en effet, un artiste auquel Stendhal, Chateaubriand, Sue, Dumas, Goethe et surtout la plèbe rendirent hommage de son vivant finit-il plus ou moins aux oubliettes ?
 
La réponse tient sûrement en deux raisons. Une est la cause défendue par ce poète, un république (matinée de patriotisme et de nostalgie bonapartiste) désirée sous la Restauration comme devant guérir tous les maux mais qui se révélera, après les fusillades de juin 1848, pour ce qu'elle fut : un banquet pour la bourgeoisie qui exploita sans vergogne le peuple travailleur. Cette évidence de la lutte des classes rendit bien des œuvres de Béranger caduques. 
L'autre raison découle de la première. Décédé au début du second empire, les funérailles de Béranger furent l'occasion d'une mise en spectacle, d'une récupération grossière par un régime déjà dévalué né sous les coups de sabres et de baïonnettes. De quoi vous flinguer une réputation !
Il n'est qu'à comparer avec d'autres enterrements plus tardifs telles celles de Victor Noir ou de Jules Vallès.     
Ceci posé, relativisons l'oubli dont souffrit le bonhomme, sa tombe fut longtemps le lieu d'un pèlerinage annuel, il fut mis en musique par Hector Berlioz, Franz Liszt ou Édouard Lalo après sa disparition. De même, plus récemment, il est encore chanté dans de nombreux spectacles et cabarets.
Une de ses interprètes "moderne" fut Germaine Montéro, ici dans Les cinq étages, métaphore du sort d'une femme et du temps qui s'enfuit vues par le biais d'un immeuble parisien.

vendredi 16 juillet 2021

Savoir terminer une révolution

 

Le canon de San Lazaro continuait de tonner (...)
Belarmino était hors de lui parce que ce canon semblait prouver que les ouvriers ne respectaient pas le pacte. Il décidé d'aller lui-même les mettre au pas, suivi d'un groupe de fidèles.
Le canon était servi par un artilleur de Trubia qui obéissait aux ordres d'un groupe de Mieres. Belarmino se dirigea vers lui.
- Mais vous n'avez pas reçu l'ordre de cessez-le-feu ?
- C'est qu'ils m'obligent. Je dois tirer de force.
- On va voir ça. Où est le chef de groupe ?
Le chef, un petit jeune trapu à la chemise déboutonnée et à l'air hostile apparut à la porte d'une maison voisine. Il avait le pistolet au poing et était escorté d'une demi-douzaine d'hommes armés. Belarmino l'interpella.
- Tu ne me reconnais pas, camarade ?
L'autre le regarda, un peu sombrement avant de répondre.
- Si, je sais que tu es Belarmino, celui de Sama.
- Pourquoi n'a-tu pas exigé le cessez-le-feu ? Le comité l'a exigé.
- Le comité, connais pas, répondit le mineur excité. Y'en a qui disent que les comités se sont enfuis, d'autres qu'ils négocient avec les militaires. Moi, j'en sais rien. Moi, c'est Peña qui m'a nommé ici et il ne m'a pas encore donné l'ordre d'abandonner.
- Nous autres on se rend pas, intervint un autre jeune en arme. S'ils veulent le canon, qu'ils viennent le chercher.
Belarmino Tomàs expliqua calmement dans quelles conditions la reddition avait été décidée. La lutte était perdue et il fallait éviter des représailles dans les foyers des bassins miniers. L'idée socialiste n'était pas vaincue et ils auraient l'occasion de retourner au combat en son nom. Mais y faire obstacle désormais ne ferait que nuire à la classe ouvrière.
Face à ses paroles, les révolutionnaires ont cédé.
- Mais on rend pas les fusils, hein ? Ça, à aucun prix.
 
Manuel Grossi Mier L'insurrection des Asturies
cité par Ignacio Diaz, Asturies 1934, une révolution sans chefs 
Belarmino Tomàs  

Germaine Montéro dans une chanson de Paul Lançois et Paul Arma (1934)

Et pour détendre l'ambiance, Cuenca minera (bassin minier) de Siniestro Total (1993)


dimanche 27 juin 2021

Aubervilliers d'avant (cinoche du dimanche)


Les amateurs de ce blogue ont compris que le rédacteur d'icelui est un plouc issu de la Gascogne profonde. Il a donc mis pas mal de temps à "monter" à la capitale, comme on disait alors. Et le premier lieu qu'il a fréquenté fut la riante banlieue d'Aubervilliers. Plus précisément le quartier du Landy, aussi nommé "la petite Espagne". Peut-être le fait que la plupart de ses habitants s'appelaient López, García ou Ibañez était-il moins dépaysant pour lui.
 Les copains vivaient au bord du canal St Denis, au-dessus d'un bar de mariniers, les chiottes communes étaient sur le pallier et les entrepôts se vidaient inexorablement. Ce qui en fit un terrain de jeux pour cinéastes en mal de décor : Zidi y tournait Les Ripoux et ceux de la Mano Negra allaient bientôt réaliser des clips dans ce lieu si authentiquement prolétarien. 
Et puis, une amie a envoyé ce film D'Eli Lothar et de 1946.
Il s'agit d'une commande du PCF, plus précisément à la demande de Charles Tillon, maire d'Auber, ex mutin de la mer Noire, dirigeant des FTP dans la résistance, à l'époque ministre de l'aviation et très prochainement purgé du Parti des travailleurs lors d'un de ces règlements de compte dont les staliniens avaient le secret si ce n'est le monopole.  
Remarquons que l'ancien maire, jamais nommé, n'était autre que l'immonde Pierre Laval, maire depuis 1929 et fusillé pour son aimable collaboration en octobre 1945.
Montret la misère, l'urgence de la reconstruction, les plaies de la guerre, qu'elle soit mondiale ou sociale, tel est le propos.
Ce court documentaire est écrit par Jacques Prévert dont on reconnaît parfaitement le à la fois chaleureux et faussement naïf, voire parfois agaçant. La musique est bien entendu de Joseph Kosma, le texte dit par Roger Pigaut. Les extraits des chansons Chanson de la Seine, Gentils enfants d'Aubervilliers ou Chanson de l'eau sont interprétées par Germaine Montéro et Fabien Loris.
Ce film de 24 minutes était projeté en première partie de La bataille du rail de René Clément. Puis il fut censuré pour manque manifeste d'optimisme. Après tout, on avait gagné la Guerre.


   

Ce qui m'a évoqué une rengaine de Léo Ferré (1949) qui cause justement de la guerre, d'Aubervilliers et aussi du Pape.



lundi 25 mai 2020

Les Vanneaux de juin, petit tour en littérature

Écrivains notoires dont les journaux de confinement ont été refusés par les éditeurs
C'était au mois de février dernier, il y a longtemps.
Souhaitant exceptionnellement coller à l'actualité, les Vanneaux vous avaient concocté une émission du mois de mars consacrée aux épidémies.
Et puis est venu l'enfermement général. Notre studio s'est retrouvé inaccessible et, comme bien d'autres radios, nous en fûmes réduits à passer des rediffusions.
La porte s'est entrouverte et on s'est dit que nos distingués auditeurs en avaient certainement soupé des playlist et autres chansonnettes pandémiques.
Alors, comme ça fait longtemps qu'on use et abuse de poètes et écrivains mis en zizique, comme il y a des rapports plus que troubles entre auteurs de chansons et de romans et qu'il ne s'agit là que de tourner des mots, on reviendra pour un programme tout simplement consacré à la chose littéraire.

Ce sera le lundi 1er juin à 17h30 sur notre bon vieux 92.2fm ou le site de Canal Sud.
Tant qu'à faire dans l'écrivain reconnu, voici la Canción de Belisa de Federico García Lorca par Germaine Montéro





Et un poème  de Sergueï Essenine, de 1925, Tu ne m'aimes ni ne me plains par Alexeï Pokrovski.


samedi 4 janvier 2020

La Chanson Boum du Mac


Le 22 juin 2014, l'émission d'Hélène Hazéra rendait hommage à Pierre Mac Orlan.
En novembre 1951, Pierre Mac Orlan a enregistré sur Paris Inter une série d’émission avec Germaine Montero, un petit feuilleton mis en ondes par Albert Riera intitulé alors " La chanson de mes villes". Chacune de ces sept émissions est consacrée à une ville que Mac Orlan a fréquentée dans sa jeunesse, et se conclut avec la création d'une chanson écrite par Mac Orlan, mise en musique par l'accordéoniste V. Marceau et le guitariste Henri Crolla.
Voici donc un abrégé de ces émissions où Mac Orlan commente et explique ses chansons, document à peu prés unique dans le domaine chansonnier.
Elles renvoient à la période juste avant la Grande Guerre, dont le décor, la plupart du temps, a été englouti sous les bombes. Germaine Montero les enregistra plus tard pour le disque, avec d'autres mais ici ces interprétations dépouillées* témoignent de la force d'émotion particulière du son radio



* Mélodies et paroles diffèrent souvent des versions habituelles.

lundi 23 décembre 2019

Vidalie : on a chanté les affreux

Vidalie par Doisneau (1960)
C’est pour moi l’auteur le plus important que j’ai eu la joie d’interpréter  
(Serge Reggiani)

En ces jours de bons sentiments, retrouvons un prolifique auteur que fut Albert Vidalie (1913-1971). Pour mémoire, ce dilettante grand connaisseur d'argot et pilier de bistrot émérite, écrivit une dizaine de romans, une demi-douzaine de pièces et une douzaine de scénarios pour le cinéma ou la télévision, on l'a déjà abordé.
Auteur de chansons, il fut surtout reconnu pour Les loups sont entrés dans Paris  (1967) qui, outre devenir LE succès de Reggiani, connut une grosse popularité en mai 68. 
Amoureux des marginaux et des faits-divers croustillants, il reprit à son compte la tradition des complaintes criminelles (allez donc écouter son chef d’œuvre qu'est La complainte du Bon Pasteur) en y brossant une galerie humaine digne des grands romans du XIXème. 
S'appropriant le tragique du soldat déchu des refrains post-napoléoniens, il n'hésita pas à mettre en scène un mercenaire dans Les Affreux  (musique de son complice Louis Bessières) ici par Reggiani en 1968 à Bobino


Plus immonde personnage, il donna à  Germaine Montero La complainte de Sir Jack l'éventreur (1958) ici accompagnée par l'ensemble de Philippe Gérard.


samedi 30 mars 2019

Complaintes criminelles


Le camarade Vlad nous signale une fort plaisante émission de Jean Lebrun, la Fabrique de l'Histoire du 28 mars (cliquer là), avec Jean-François Heintzen en invité.
On y apprend que les chansonniers de rues sur "papier timbré", qui obéissaient à quelques règles précises, connurent leur heure de gloire au XIX ème siècle pour sévir jusqu'au procès d'Oradour-sur-Glane.

Les complaintes criminelles pouvaient compter des dizaines de couplets. Chantées sur des timbres connus de tous, leur écho se prolongea très loin dans le temps. Ni l’apparition des journaux populaires à bas prix ni la Grande Guerre n’en vinrent à bout. Il fallut la victoire de la radio, actée pendant la Deuxième Guerre, pour qu’elles soient renvoyées au silence.



Approchez, approchez eu ouvrez grand vos esgourdes ! La complainte du bon pasteur, géniale parodie écrite par Albert Vidalie et chantée par Germaine Montéro.


samedi 21 janvier 2017

Mac Orlan en hommage à Villon (5)

Pierre Dumarchey se devait d'y aller de son hommage à François Villon.
Il le fit donc dans une superbe java, payant ainsi son tribut au parler du royaume d'Argot (d'Argos?), à la langue verte des coquillards et autres goliards ne dédaignant pas la truande. La pièce comporte pas mal de tiroirs et nous allons tâcher d'en entrebâiller quelques-uns.
En préambule, la chanson par Germaine Montéro, notre interprétation préférée.

Voici un début qui part sur un rondeau comique de maître François (qui lui est attribué tantôt en 1431, tantôt en 1463) le texte en est :
Jenin l’Avenu
Va-t’en aux étuves
Et toi là venu
Jenin l’Avenu
Si te lave nu
Et te baigne es cuves
Jenin l’Avenu
Va-t’en aux étuves
On constate ici que François de Montcorbier ne rechignait pas aux calembours. Mais qui est ce Jenin ? On a beau chercher, on n'en trouve aucune trace. Jean Favier affirme qu'un "Jenin" est un cocu et "l'Avenu" un gars qui tombe toujours au mauvais moment. L'envoyer aux étuves (faisant office à la fois de bains publics et de lupanars) est donc une manière de se débarrasser d'un pénible quelque peu pleurnichard. À moins que cela ne signifie tout simplement "Va te faire voir ailleurs !" ou plus prosaïquement "Casse-toi !" ou, comme on disait au quartier, "Nachave !".
Dernière hypothèse: pour en finir avec la première ligne, les "étuves" peuvent désigner le supplice de l'ébouillantement destiné aux faussaires et incestueux. On plongeait le condamné petit à petit dans un bidon d'eau bouillante sur la place publique. Voilà donc une manière plus prosaïque d'envoyer un "Jenin" en enfer. 
On croirait du Dubout mais c'est bien du Jijé.
Au tour de la rue Saint-Jacques. 
On sait que c'est sur un banc de cette rue que Villon eut une rixe avec Philippe Sermoise, prêtre à Saint Benoît. Villon le blessa d'un bout coup de dague, et Sermoise rendit l'âme le lendemain non sans avoir publiquement pardonné à son assassin, qui se planquera tout de même sept mois loin de Paris.

Comme précisé au troisième couplet, "Colin" est Colin de Cayeux, complice de Villon lors du vol perpétré au Collège de Navarre, rue Saint André des Arts, par la bande d'étudiants en rupture. C'est lui qui semble diriger le groupe, affectant un guetteur. Colin aurait été pendu vers 1460. On le désigne comme coquillard mais son nom n'apparaît pas dans les actes du procès de Dijon en 1455. Villon rappelle le sort de son ami dans sa « Belle leçon aux enfants perdus » placée dans le Testament. 
  
Par contre, "Régnier de Montigny", ancien clerc parisien et compagnon de débauche de Villon était, lui, bien présent au procès des coquillards. Il y fut même pendu (et non roué comme dit au quatrième couplet) et le poète évoque son supplice dans une ballade du Jargon et Jobellin dudit Villon, édité en 1489.



Il semble "Robin de Turgis", fils d'Arnoul, ait été le tavernier de "La Pomme de pin" située rue de la Juiverie. Villon le cite dans Item, vienne Robin Turgis :

Item, vienne Robin Turgis

A moi, je lui paierai son vin ;

Combien, s'il treuve mon logis,

Plus fort sera que le devin.

Le droit lui donne d'échevin,

Que j'ai comme enfant de Paris :

Se je parle un peu poitevin,

Ice m'ont deux dames appris.

Quant à "Dame Sidoine", elle peut avoir été quelque affranchie, maîtresse de Villon. Elle apparaît dans les "Contredits de Franc Gontier" dont voici la savoureuse première strophe :

Sur mol duvet assis, un gras chanoine,
Lez un brasier, en chambre bien nattée,
A son côté gisant dame Sidoine
Blanche, tendre, polie et attintée,
Boire hypocras, à jour et à nuitée,
Rire, jouer, mignonner et baiser,
Et nu à nu, pour mieux des corps s'aiser,
Les vis tous deux, par un trou de mortaise :
Lors je connus que, pour deuil apaiser,
Il n'est trésor que de vivre à son aise.
 
On voit enfin que Pierre Mac Orlan, tout en réinventant un argot du XVème ne dédaigne pas, lui non plus, les calembours puisqu'il mêle une anecdote historique de la rue Saint-Jacques à quelques coquillards supposés ou avérés. Outre, leur vocabulaire très particulier, ces fameux truands tenaient soi-disant leur nom de leur emblème, la coquille des pèlerins en route vers Santiago (Saint-Jacques de Compostelle). Fait, qui semble-t-il n'a jamais été vraiment prouvé.  
Pour rappel, on repasse la version de Valérie Ambroise



mardi 25 octobre 2016

Montéro chez Duvivier, une complainte pour assassins


Malgré quelques comédies, Julien Duvivier (1896-1967) n'a jamais été un grand optimiste.
Mais avec ce film de 1956 on atteint des sommets de noirceur.
L'affaire tourne autour d'une manipulation montée contre un prospère restaurateur des Halles, propriétaire du Rendez-vous des Innocents*. Innocents, tu parles !
Cette belle humanité en prend pour son grade : Danièle Delorme en scorpion à face d'ange (elle est parfaite), Gabin en cinquantenaire courant la gisquette, Germaine Kerjean en mère fouettarde, Gérard Blain en jeunot idéaliste et naïf, Lucienne Bogaert en toxicomane abrutie, sans oublier une galerie de clients du restaurant entre goinfres, snobs, mandataires accapareurs, ricains incultes, vieux débris libidineux. Une bien belle image de ses contemporains : le seul à tirer son épingle du jeu est César, chien vengeur.
Amateurs de films cruels, à vos cassettes !
Comme on disait avant.


Comme Duvivier adorait saupoudrer ses films de chansons entêtantes (dans Pépé le Moko ou la Belle équipe, par exemple) il a écrit, pour l'occasion, une Complainte laissée à la voix de Germaine Montéro qui ouvre le film. Ce thème revient régulièrement, avec comme seule variante, une étonnante version triturée du Temps des cerises dans un moment particulièrement sordide.
Donc, La complainte des assassins, valse triste.

* Ouais, le cimetière des Innocents était situé par là au Moyen-Age. C'était certainement trop tentant pour Duvivier.

jeudi 19 mai 2016

Mac Orlan en direct à la TSF

Enfin ! Un peu de bonheur sur les ondes !
À la demande générale, on fait tourner cette heure de joie.
Le 22 juin 2014, Héléne Azéra a repassé des extraits d'émissions enregistrées en présence de Pierre Mac Orlan.
C'était en 1951, sur Paris Inter, dans l'émission d'Albert Riera, "Chanson de mes villes" en sept épisodes. Les créations du Pierre Dumarchey sont chantées par Germaine Montéro. Elle est accompagnée de V. Marceau (Verschueren) à l'accordéon et Henri Crolla à la guitare. Excusez du peu!
Si vous êtes amateurs, vous remarquerez quelques changements dans les versions proposées en radio et celles enregistrées en studio par la suite, particulièrement les deux dernières chansons.
Que du bon, d'ailleurs, si même l'aimable Guy Debord l'affirme...
Au menu:
- La chanson de Nelly.   - La chanson de Margaret  - Giuli de Chiaia
- La fille de Londres      - Fanny de Laninon             - L'Oncle Ludwig
- Sur la route de Bapaume


mercredi 26 novembre 2014

Germaine Montéro se raconte

Qu'avez-vous fait de votre vie ?

Cette nuit de France Culture du 18 novembre, ils ont repassé l'émission "Qu'avez-vous fait de votre vie ?" de Pierre Loiselet, programme de 1960.
Voilà qui n'échappa point à l'oreille de Moscou, notre lexomaniaque préféré, qui s'est empressé de nous la signaler
La Dame se raconte...
Le ton est quelque peu cul-cul la praline (Ah ! Le passage sur la trousse de toilette à Barcelone en 1936 !) et la sélection des chansons parfois plus ou moins bien vue mais on est dans le rétro, n'est ce pas ?

mardi 29 octobre 2013

Germaine Montéro L'interprète géniale (3)

Attention, vos esgourdes !

Ce coup-là, nous sommes fiers et orgueilleux de vous présenter une chanson d'Albert Vidalie Albert Vidalie et Louis Bessieres enregistrée le 19 juin 1957 : La complainte du Bon Pasteur.


Il faut tout de même une certaine dose de génie pour oser chanter ça sans rigoler.


mardi 27 août 2013

GERMAINE MONTERO, la grande interprète (2)


Notre chère Germaine Heygel (Voir là article du 28 novembre) reprend ici une chouette chanson de ce géant que fut Pierre-Jean de Béranger (1780- 1857) sur lequel nous reviendrons plus en détail prochainement.
Ce Béranger là, bouffeur à bien des rateliers et loué par Goethe, Eugène Sue, Chateaubriand, entre autres,  semble avoir composé cette ode vers 1828.


Et ça reste tout à fait pertinent (même si personnellement aucun de mes potes n'a si mal tourné).



mercredi 28 novembre 2012

Germaine Montero, la grande interprète (1ère partie)

 


Née Germaine Heygel d'un père alsacien et d'une mère normande, est une actrice et chanteuse française, née le 22 octobre 1909 et décédée le 29 juin 2000.
Elle est connue pour ses rôles dramatiques au théâtre (notamment chez Jean Vilar), entre autres, dans Noces de sang, Yerma ou La Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca qu'elle fait d'ailleurs connaître en France. Elle avait débuté sous sa direction au théâtre de Madrid.
Chanteuse, elle interprète avec sa voix unique, Aristide Bruant, Jacques Prévert, Pierre Mac Orlan, Léo Ferré, Béranger, etc. Elle chanta également souvent en espagnol (notamment ses interprétations remarquables des chansons folkloriques recueillies par Garcia Lorca) avec un accent irréprochable.

Un exemple: la chanson de Margaret écrite par Mac Orlan (celui qui fit toujours semblant de voyager) en 1957


Elle décède à Saint Romans en Viennois et est inhumée au cimetière de Montrouge à Paris.
Ci-dessous, l'auteur de la chanson. Le bougre en écrivit des dizaines.