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jeudi 31 octobre 2019

Les bas-fonds de novembre

Louis Jouvet dans Les bas-fonds de Renoir d'après Gorki (1936)
 
Il fut un temps, pas si lointain, où les villes n'étaient pas encore colonisées par air bnb, ni truffées de caméras de surveillance, ni réservées à une classe sociale triomphante et néanmoins inquiète, ni traversées de magasins en franchise, où la marine marchande ne se réduisait pas à quelques ilotes trimballant des containers guidés par satellite, où les classes dangereuses hantaient les ruelles.
Ce n'était certes pas plus équitable, juste plus vivant. 
Et chacun de ces ports, de ces capitales, de ces centres industriels possédait ces quartiers louches où régnaient des déclassés, où le prolo venait chercher l'oubli ou la conspiration et le bourgeois s'encanailler. 
Fascinants ou craints, ces bas-fonds furent abondamment chantés.

Les Vanneaux de novembre feront donc une balade dans ces bouges et rues mal famés du passé et d'aujourd'hui. Le lundi 4 novembre à 17h30 sur le 92.2 de Radio Canal Sud

En apéritif, Mac Orlan, chantre du fantastique social et un quartier réputé, l'East End et ses docks. Cette version de la Fille de Londres est chantée par Catherine Sauvage.




 

mercredi 7 août 2019

Lutte des classes ? No sir, Fantômas !



Qui est plus maléfique, plus puissant, plus dévastateur, plus élégant que Mesrine, Ben Laden, Mussolini et Al Capone réunis ? Fantômas, bien entendu !
Inventé par Pierre Souvestre et Marcel Allain en 1910, les exploits de ce dandy empereur du crime se déclinèrent sur 12 000 pages en 32 volumes, devenant le héros le plus populaire de la soi-disant Belle-époque.
La fameuse affiche du film

Bénéficiant des derniers progrès techniques, l'odieux personnage fut aussitôt porté à l'écran par le grand Louis Feuillade en cinq opus dès 1913.
Contrairement à beaucoup d'autres, cette crapule survécut à la Grande guerre et à la mort de son créateur, Souvestre, emporté par une congestion pulmonaire en 1914.
Allain reprit la suite en solitaire, dans un style encore plus "déplorable" (jugement de Max Jacob) à partir de 1926.
Dès avant la colossale boucherie, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Max Jacob (qualifiant également ces romans de Nietsche pour bonniches) avaient déjà fondé la société des "Amis de Fantômas".
Désormais archétype du mal sans limite, enraciné dans la culture populaire, la chanson se fit écho de ses exploits.
L’inénarrable Robert Desnos écrivit La Complainte de Fantômas en 1933, année qui coïncide avec le procès du "réseau Fantômas" (espionnage dans les usines d'armement au profit de l'URSS). Exilé en France, Kurt Weill mit aussitôt cette complainte à l'ancienne (chronique et étalage de mauvaises actions) en musique pour Radio Paris. Hélas, il semble que Juve et Fandor courent encore après les enregistrements originaux, dérobés par une main maléfique.
Accompagnée par Jacques Loussier, Catherine Sauvage l'enregistra en 1961, conservant 13 couplets sur les 26 originaux. On peut retrouver cette plaisante interprétation .
Une version plus contemporaine dont la chanteuse n'est pas précisée se trouve sur Dailymotion.



On en dégotte encore une sur le net. Le chanteur possède un tonalité de parenté avec Guy Béart. Et pourtant on doute que ce soit lui.
Lectrices, lecteurs qui sont donc ces deux apologistes de la malversation ?



mardi 11 juin 2019

En rêvant de la mer du Nord

Il pleut sur la ville.
Ce qui nous renvoie immanquablement au classique créé par Léo Ferré en 1960, écrit par Jean-Roger Caussimon qui l'interpréta lui-même dans son premier album en 1970.
En 1996, c'était au tour d'Arno de s'attaquer à Comme à Ostende (1996)




Il avait été précédé par Catherine Sauvage en 1965.


mercredi 17 mai 2017

Mac Orlan à Marseille (par Catherine Sauvage)

Voix voilée, émotion intacte, Catherine Sauvage interprète ici un classique de la complainte du trottoir, qui, exceptionnellement chez Mac Orlan, a Marseille comme cadre.

Cette séquence a été possiblement filmée en juin 1972 mais nous n'avons aucune certitude quant au lieu du concert.

Elle semble bien faire partie de l'émission de Roger Sciandra, présentée par Pierre Whien, portrait de la chanteuse, alternant entretiens et extraits de concerts.
Comme pratiquement toujours chez Mac Orlan, la musique est de Marceau Verschueren.

dimanche 13 mars 2016

Catherine Sauvage chante Aragon

En 1961, Catherine Sauvage enregistre un album entier de chansons de Louis Aragon.
Longtemps avant le dépouillement de la vague folk, l'ensemble du disque n'est en fait qu'un duo, aux arrangements on ne peut plus sobres, dans lequel la Catherine est portée par le virtuose Jacques Loussier au piano.
Petit génie issu du Conservatoire, grand interprète de jazz, ce dernier se consacrait à faire swinguer Jean-Sébastien Bach en trio.
Il ne dédaignait toutefois pas faire le pianiste de bar ou effectuer quelques incursions dans la chanson avec Léo Ferré, Charles Aznavour, voire même... Frankie Alamo.

Une des plus belle pièce du disque est certainement ce Tu n'en reviendras pas dans lequel notre futur chantre du Guépéou évoque ses souvenirs de brancardier lors de la grande boucherie mondiale.
On la dédie à tous les petits gars qui, paraît-il, font la queue aux bureaux de recrutement.
En leur souhaitant un bel avenir...


jeudi 4 juin 2015

Émission de juin : on connait la chanson

Le Weather Underground en 45 tour ? Jusqu'où ira le spectacle?
En fait, cette émission dédiée à l'art de la chanson fut parcourue par un bon nombre de monstres sacrés. Quelques classiques donc :

Bernard Dimey                     Moi qu'écris des chansons
Loic Lantoine                        Y'a dix ans
Michel Simon                        Pour apprendre l'air
Brassens                                La route des quatre chansons
Érik Satie par Debattice       La journée d'un musicien
M Bernard / G Morel             Par quoi tu commences ?
Le temps des cerises (énigme)
Micel Delpech                        Quand j'étais chanteur
Serge Reggiani                      Le barbier de Belleville
Cora Vaucaire                        La chanson de Prévert
Stéphane Robitaille                Ma chanson
Arno / Eicher                          Ils ont changé ma chanson
Philippe Léotard                     Je chante pour passer le temps

Poadcastet écoute sur le site habituel.
Et une variante à la dernière par la Catherine :


mardi 24 mars 2015

Deux heures à tuer

Scénario de Bernard Dimey

 

Un film de Yvan Govar (1965) doté d'une distribution étonnante : Pierre Brasseur en flic (vraiment ?) cynique et fouineur, Michel Simon en balayeur toqué, Jean-Roger Caussimon et Catherine Sauvage en couple de grands bourgeois vicelards, sans oublier l'inoubliable Marcel Pérès en chef de gare.
L'argument est simple : une demi-douzaine de personnes attendent un train de nuit dans une gare autour de laquelle rode un maniaque tueur de femmes poursuivi par une horde de flics.
Tout ça donne un aimable suspense provincial qui se traîne quelque peu mais dont le sain principe est que personne n'est vraiment ce qu'il paraît être.  
Accompagné de quelques mots d'auteurs de Dimey : 
" Depuis que les Allemands sont partis, il n'y a plus de savoir-vivre, plus de respect. Il ne nous reste rien."
"Ah non. Il nous reste tout de même le satyre."  

 
Deux Heures a Tuer par imineo



jeudi 5 juin 2014

François Villon et la chanson (3)

La poésie fout l'camp Villon



....Y a qu'du néant sous du néon...






dimanche 18 août 2013

Catherine et Jean-Roger à la télé


Le temps du tango...