dimanche 22 janvier 2023

Henri-Paul (1959-2023)

Johnny T. et Henri-Paul T.

Je n'ai pas de foyer. Je n'ai pas fondé de famille. Je ne possède rien à part ma Gibson. Je n'ai jamais fait ça pour l'argent mais pour la musique. J'ai tout donné au rock'n roll.       
Henri-Paul Tortosa
Un jour, sa vie fera peut-être l'objet d'un livre ou, pourquoi pas d'un film. Où l'on apprendrait que Bernadette Lafont a voulu l'adopter et que Patrick Dewaere venait se dépanner chez lui.  
(Extrait du très complet article de Nicolas Mesplède in Dead Groll n°9)

Henri-Paul Tortosa a fini d'en chier au début de cette semaine. 
On vous épargnera les pénibles calembours entre Born to lose et son lieu de décès. Avant de terminer un peu, beaucoup, tristement au bord de la Garonne, le gars né en 1959 à Oran, fils de mère couturière en usine et de père parti aura joué avec les Rockets (à 12 balais), les Young Rats (managés par Marc Zermati, mentor et mauvais génie) The Maniacs (en Angleterre) et, attention les yeux :
 Johnny Thunders (avec lequel on a trop souvent limité sa carrière) Stiv Bators, Mink Deville, les Intouchables (avec sa compagne Charlotte au chant) Cosa Nostra, the Heartbreakers (re-Thunders)  les Suricats, The Mavericks et je dois en oublier un paquet. 
Il apparaît dans deux films sur la légende J. Thunders, Born To Lose et The Last Rock 'n Roll Movie ainsi que dans le film de Patrick Grandperret Mona et Moi. 
 
Dans le genre légende du rock et grand témoin, le gars se posait un peu là.  
Et même avec une santé plus que chancelante, il savait encore faire péter son riff. Une de ces dernières traces sonores, enregistrée en 2021 pour un Johnny Thunders Memorial  (one again) avec Nico à la basse et Léo à la batterie, Baby I love you des Heartbreakers.  


Il paraît que l’inénarrable Rock & Folk va lui consacrer un article. Comme dit un pote, "Dommage de ne pas se préoccuper des gens quand ils sont vivants;" Et socialement dans une dèche noire, rajouterons-nous en guise de conclusion.
Reste un mec qui avait la reconnaissance de ses collègues, de Marc Minelli à Brian James (Damned, Lords of the new Church, etc...) de Sonny Vincent à Little Bob.   
En guise de curiosité et pour illustrer la précocité de notre disparu, un reportage d'Antenne 2 qui date de 1974 ou 1975 dans lequel une bande de sales morveux s'essayent à la musique du diable.

2 commentaires:

  1. Le reportage est topissîme ! J'aimerais bien savoir ce que sont devenus les autres zicos (outre Gérard Pullicino le batteur qu'a fait carrière dans l'audiovisuel), notamment son pote chanteur.
    Pis juste pour chipoter, c'est dans Dead Groll n°9 (et pas n°1) qu'on trouve l'excellent article sur lui. Comme quoi, heureusement que les fanzines existent !

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  2. Et oui, on m'a aussi passé ça :
    J'allais te dire que l'article était dans le DG n°9 quand j'ai vu le commentaire de ton pote
    tu pourrais lui dire que le chanteur des young rats est décédé assez tôt (genre petite vingtaine), le premier des amis d'HP disparus de longue date
    tu pourrais aussi ajouter ce lien avec HP au mieux de sa forme
    https://youtu.be/hM5skaQb6dQ

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