vendredi 2 octobre 2026

The Kids are alright !

 

2 octobre, près de Déodat de Séverac, Toulouse
Jeudi 1er octobre

J'ai d'abord cru à des grenades.
Mais non, c'étaient pétards et mortiers maniés par des lycéens qui apprenaient à prendre la rue.
Suffisait d'aller se balader entre les lycées St Sernin (barricadé) et Ozenne (rues bloquées) avec un bon millier de mômes déambulant entre les deux, complètement inorganisés à un point que c'en est attendrissant.
Une AG improvisée au portail de St Sernin, des minois masqué-e-s ou pas, des slogans plutôt marrants (-de violeurs, + de ventilateurs, Asex mais l'État me baise quand même, Mais où la police trouve-t-elle tant d'énergies ? Macron nique ta prof, pas la mienne et pas mal de Free Palestine) des profs plutôt lourdés mais pas plus affolés que ça, des mouvements de foule sur simples rumeurs, des feux de Bengale, et pas de flics avant deux heures plus tard.
Et surtout, qu'est ce que les jeunots se marrent ! Ils apprennent à toute blinde.
Vendredi 2 octobre
Aujourd'hui c'est le jeu du chat et des souris : interdiction de tout rassemblement et feux d'artifices contre lacrymos. Nos vaillants défenseurs de l'ordre n'aiment décidément rien tant que terroriser ou humilier les jeunots
Et voilà qu'après le coup de la manipulation par LFI (ben oui, y'a des politicards récupérateurs mais franchement tant de paternalisme et de négation de l'autonomie des concernés donnent envie de gerber) on nous fait le coup de la violence des émeutiers. Ben tiens... Pour des poubelles cramées* !
Comme s'il restait le choix. Comme si les pétitions, cahiers de doléance, plate-formes du ministère, négociations polies avaient jamais changé quoi que ce soit. Comme si la première violence n'était pas d'envoyer les éborgneurs à des gosses ! 
Alors pour mieux expliciter notre pensée, rappel d'une chanson québécoise  de 2012 (c'est fou ce que le temps passe).
Aux dernières nouvelles on en est toujours là.


Et puis, comme promis dans le titre, une reprise des Who de 1976 (c'est fou, etc.) en concert au Marquee

* Nos condoléances aux familles des sorcières poubelles !
 

 

samedi 26 septembre 2026

L'IA en 1976 dans la France profonde

 


À l'heure où l'IA prends le pouvoir sur la République des Arts et lettres, rendons hommage à un précurseur.

Roger Dendron, humble éboueur de St Rupert (basse Lozère), inventa en 1976 et à base d'objets de récupération une machine à fabriquer des "tubes" comme on disait alors.
En revanche, cet ordinateur se révéla incapable de résoudre le fameux graphique de Boscop. Car cette équation fut finalement vaincue par son rejeton Pissenlit.
Il s'agit évidemment du chef d'oeuvre du nanar artisanal qui resta 34 ans à l'affiche de la séance de minuit du CNP Terreaux à Lyon : Le graphique de Boscop réalisé par Sotha et Georges Dumoulin du Café de la Gare.
Avec ici Patrice Minet, Romain Bouteille, Sotha, Odile Barbier.
Finalement l'introduction de Mozart, dit Ducul, musicien autodidacte et éboueur aussi résume assez bien l'industrie culturelle avec ou sans les derniers outils.
À vous maestro ! (Qualité VHS garantie sans IA)

   

 Personne n'ayant de livres, le festival de l'autodafé dut être reporté, 

jeudi 30 juillet 2026

Ratgeb 1934-2026

 


Avouons-le, on l'a parfois trouvé bêtement optimiste, à la limite du niaiseux. 
Mais à une époque ou règnent reniements et renoncements, Ratgeb, aka Raoul Vaneigem, aura jusqu'à sa fin défendu des idéaux d'émancipation, de révolte et de... savoir-vivre. 

D'ailleurs son Savoir-vivre à l'usage des jeunes générations et sa Résistance au christianisme demeureront deux de nos classiques.
Et puis quelqu'un ayant comme devise "Nous n’avons d’autre alternative que d’oser l’impossible ou de ramper comme des larves sous le talon de fer qui nous écrase" est forcément un camarade. 

Il nous reste aussi à jamais une chanson.
Que la terre te soit légère, ami belge qui méprisait tant les frontières.

 


Accompaqgné d'un blues tellement d'actualité

 

mardi 26 mai 2026

Jeu d'avant l'été

 


Allez, un concours idiot et doté d'une simple question : 
de quel film est donc tiré cette scène jouée par Jean Gabin (sans doute dans un de ses meilleurs rôles) ?
Une boisson rafraîchissante à bulles à gagner !
IA et autres fouineurs du net s'abstenir.

Et puisque ça faisait un bail qu'on n'avait pas évoqué ces deux-là, on retrouve le monstre en 1932 avec la grande Fréhel, entonnant la Môme caoutchouc dans Coeur de Lilas d'Anton Litvak.
On y reconnaît en passant quelques vieilles tronches du cinéma d'alors.