Voilà l'histoire inattendue d'une chanteuse qui a débuté en 1961 pour enregistrer son premier disque* en ... 2014 après bien des détours, y compris par l'opérette.
On avait à peine fait allusion à la dame dans un court article de janvier 2013.
Hélène Hazera l'a reçue dans son émission, "Chanson Boum" du 5 janvier 2015.
Bonne occasion de chanter en direct et d'évoquer certaines figures comme son vieux complice d'alors, Jacques Debronckart, mais aussi Gribouille, Bernard Dimey ou Anne Sylvestre...
Elle est parfois agaçante, comme nous tous, souvent drôle ou émouvante et ça donne une heure de radio avec une rescapée qui pète le feu.
* Exception faite d'un 45 tours 4 titres d'après un conte d'Andersen (1974).
On l'a revue grâce au documentaire de Yves Jeulans, "Il est minuit, Paris s'éveille". Marie-Thérèse Orain restera confinée aux cabarets de la rive gauche mais son humour, sa constance et ses fréquentations lui donnent toute sa place ici même.
"Elle
débute dans la chanson en 1961 à l'Echelle de Jacob, puis à l'Ecole
buissonière, avec un répertoire plutôt humoristique. Elle passera dans
tous les cabarets "rive gauche" (notamment à l'Ecluse et à la Galerie 55
dès 1966), s'orientant peu à peu vers des tonalités plus graves. Saluée
par la presse comme une des valeurs montantes de la chanson, on la
compare tantôt à Marie Dubas, tantôt à Odette Laure. Une grande
interprète, dont la carrière perdure quarante ans après ses débuts." (G.
Schlesser, Le Cabaret "vie gauche", éd. de l'Archipel, 2006).
Elle était proche
d'artistes telles que Gribouille ou Barbara. Elle est passée quatre fois
à Bobino, et si elle n'a pas enregistré de disques personnels, elle a
cependant contribué à des disques collectifs (un sur la Butte
Montmartre, un autre sur les chansons gaillardes). Son répertoire était
très étendu, avec comme points forts des auteurs tels Boris Vian et
surtout Bernard Dimey.