Affichage des articles dont le libellé est Bernard Meulien. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bernard Meulien. Afficher tous les articles

mardi 5 septembre 2017

En septembre, on décolonise

Riches heures de la colonisation (Diên Biên Phu, 1954)

Et c'est parti pour une heure trente de paysages lointains, de marsouins dépenaillés, de pistes chaotiques et d'instituteurs venant apporter les lumières à des gosses mal nourris, avec quelques mauvais esprits en prime.
L'exotisme du soir :
Bernard Meulien                    La Marseillaise des requins
De chez l'ogre                         Loup y es-tu ?
Lina Margy                             Sous le soleil du Maroc
Josephine Baker                      La petite Tonkinoise
Rosalie Dubois                        Han coolie !
LKDS                                       Dékolonisation
Granmoun Lélé                       Misié Koloni
Sacha Distel                            Mamadou
La Rumeur                              Premier matin de novembre
Thierry Freedom                     Nous sommes tous des fedayins
Nuclear Device                       Ouvéa
Grand Kalé                             Indépendance Cha cha
Raoul Petite                            Mamadou m'a dit
Raymond Lévesque                Bozo les culottes
Chjani Aghjalesi                     Catena

Cette haute œuvre de civilisation s'écoute ou se charge en cliquant ici.
La maison, ne reculant devant aucun sacrifice, vous offre une deuxième tournée de Bernard Meulien / Gaston Couté.

 

Et une idée de Wroblewski


Affiche de la contre exposition coloniale de 1931



dimanche 14 février 2016

Émission spéciale : balade en Couté

C'était un 11 novembre froid et brumeux, comme il se doit en cette date anniversaire.
Eliott, Jules et Serge avaient rencard dans un coin de cambrousse détrempée avec Lucien, des éditions le Vent du Ch'min, dédiées, depuis longtemps déjà, à l’œuvre de Gaston Couté.
S'ensuivit une matinée de discussion dont voilà quelques extraits enregistrés.
On a donc demandé à Lucien comment ce collectif (dont l'intégrale des publications se trouve à cette adresse) s'est entièrement consacré à cette figure de la "belle époque". 
On y est aussi revenu sur l'enfance et la jeunesse du petit gars de Meung sur Loire, son arrivée et sa carrière à Paris, ses copains poètes, anars, marginaux dans l'ambiance des cabarets de l'époque et sa postérité en dents de scie (mort à 31 ans et enterré une deuxième fois par l'Union sacrée de la guerre 14-18).

Une émission de 109 minutes, saupoudrée de chansons ou de textes de l'auteur.
Ils sont interprétés, dans l'ordre par :
Gérard Pierron     La chanson du braconnier
Gérard Pierron     La Toinon
Bernard Meulien   M'sieur Imbu
Marc Robine         Petit poucet
Pierrot Noir          Le champ d'naviaux
Monique Morelli   Nos vingt ans
Marc Robine         Les mangeux de terre
Loic Lantoine        Jour de lessive
Édith Piaf              Va danser
Le Petit Crème      Sur la grand route

Comme Tilidom est en rade, on peut aller écouter et ou télécharger sur le site de Canal Sud. Faites tourner !



 

dimanche 10 mai 2015

Après la bataille

Les Anglais l'avaient compris depuis la guerre en dentelles : le sang marque moins sur un uniforme rouge...

Gaston Couté, poète des plaines et des forêts, ne  pouvait éviter d'évoquer les combats qui s'y déroulaient avec plus ou moins de régularité.
Mais, alors qu'en son temps la mode était à entonner le clairon de la revanche, il va plutôt s'attacher au sinistre paysage d'après l'explication virile. 
"Les ramasseux d'mort" est inspirée de la vision d'un champ de bataille de la guerre franco-prussienne de 1870, comme l'indiquent la présence du "moblot" et du bavarois, porteur d'un "casque à chenille".
Elle est ici chantée par Gérard Pierron et Hélène Maurice, le texte est dit par Bernard Meulien avec Marie Mazille (violon) Patrick Reboud (accordéon)


Tant qu'on y est, un autre classique du XIXème, dans un esprit voisin, interprété ici par Marc Ogeret :


Écrite par Gustave Nadaud, "le Soldat de Marsala" fut inspirée par 'l' Expédition des Mille', menée par Garibaldi de Sicile jusqu'en Calabre, en 1860, contre le royaume des Bourbons. Cette chanson fut interdite sous le second Empire, elle ne sera autorisée que sous la troisième République.
Ami d'Eugène Pottier et grand amateur de goguettes (ou de caveaux, comme on les appelait aussi) Nadaud a écrit des dizaines de chansons dont une bonne part nous sont parvenues interprétées par Brassens.