lundi 16 mai 2016

Le coquin Voltaire dans ses oeuvres

Tout ça pour finir en bifton

Outre être un des philosophes emblématiques du XVIIIème siècle François-Marie Arouet était un joyeux libidineux qui suivait l'exemple de ses prédécesseurs poètes. À l'instar de du Bellay, Marot ou Ronsard, il avait compris qu'un compliment bien troussé pouvait vous garantir un office cérémonieux au temple de Vénus. 
Curieusement, peu de chanteurs ont puisé dans ce fond galant. 
Un exception, cette Gaillardise interprétée par Ricet Barrier sur le disque "Furieusement heureux" (2006) dans lequel un empressé tente de convaincre la belle Aminthe de venir jouer à la bête à deux dos.

 
Un mystère demeure : il manque dans cette version chantée du sonnet de Voltaire un couplet, le dernier, celui de la réponse de la Belle à son impatient  :
Je voudrais bien, mon cher amant, 
Hasarder pour vous plaire ;
Mais dans ce fortuné moment, 
On ne se connaît guère.
L’amour maîtrisant vos désirs, 
Vous ne seriez plus maître
De retrancher de nos plaisirs 
Ce qui vous donna l’être.

Hors de question pour la charmante d'aller héberger un polichinelle !

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