mardi 20 janvier 2015

On avait mis les morts à table...

Aragon, ce "patriote professionnel", comme l'appelait à juste titre Jean Malaquais, nous gonfle souvent.
Il existe des exceptions, dont ce poème, souvent gâché par l'interprétation, (Lavilliers et ses bruits d'hélicos !) mais pour lequel Ferré composa une heureuse mélodie à tendance tropicale.
Il est fait ici allusion à l'occupation de la Rhénanie par les armées françaises dès la fin de la première guerre mondiale.
Cependant, bien des vers trouvent un écho qui nous évoque notre époque. Surtout la deuxième strophe.
C'est pour ça qu'on se l'envoie dans un heureux montage où on retrouve du Schiele, du Grosz, du Wiene, du Lang....


Heureusement, Aragon étant ce qu'il est, il ne peut s'empêcher de comparer les vers de Rainer Maria Rilke aux cacardement des oies. Si c'était pour rendre un hommage, c'est un peu raté.

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