Il suffit de priver les Réunionais de toute perspective sociale ou économique et d'aller jusqu'à rafler des enfants via les mensonges des services sociaux : de 1963 à 1982, plus de 1 600 enfants réunionnais ont été placés de
force par la Ddass dans des familles de départements métropolitains
jugés vieillissants, en particulier la Creuse.
Voici comment des milliers de gosses se sont retrouvés balancés dans un pays plus ou moins hostile, plus ou moins froid, où beaucoup sont surexploités comme main d’œuvre corvéable.
C'est cette émigration plus ou moins forcée que raconte Danyel Waro, agriculteur, poète créole adaptateur de Brassens et grand maître du maloya*, chant d'esclave, blues de l'Océan Indien interdit par la France jusqu'en 1976.
Un avion s'en va emportant la jeunesse de l'île....
Autre chanson plus récente sur le même sujet, celle de Mc Léo.
Cet article vient du film de Michael Gence "Rassine Monomon, Papa... Ce passé qui ne passe pas" (2014).
* Le terme « maloya » a plusieurs significations suivant les dialectes de l'Afrique de l'Est. Au Mozambique, maloya signifie : incantation, sorcellerie ; au Zimbabwe : grand sorcier ; en Bambara : honte, et à Madagascar "Maloy Aho" veut dire : "parler, dégoiser, dire ce que l'on a à dire". Dans de nombreux dialectes africains, il signifierait "peine, douleur, mal-être".
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