mercredi 29 avril 2015

Gasoline, drôle de mélange

   
                                

A la base de cette histoire, il y a un drôle de personnage : Alain Kan (1944-1990 ???).
D'abord crooner de variétoche puis chanteur à l'Alcazar (ça ne s'invente pas) il se met à adapter du David Bowie en français avec plus ou moins de bonheur (la preuve !)
Il se lance alors dans le Glam rock avec deux disques franchement plus rigolos tournant autour de l'homosexualité et de la dope (dont le fameux Heureusement, en France on ne se drogue pas). 

  
En 1977, virage keupon pour tout le monde, 
Avec Olivier Burger (guitare) Pierre-Jean Cayatte (basse) et Didier Laffont à la batterie, il monte Gazoline, qui deviendra Gasoline dès le premier 45 tour. 
Caractéristique : chant hargneux (et pas toujours compréhensible)  et pas mal de changements de personnel : Hugues Chichin à la batterie, puis son frère Fred (celui-là même qui cofonda Rita Mitsouko) à la guitare, Jean-Robert Jovenet ( futur Extraballe) à la basse, etc.  
La thématique est fraîche et légère : drogue, androgynie, homosexualité, cuirs noirs, cravaches, tapins, masturbation et sodomies, répression policière... 
Comme il fallait s'y attendre, malgré une année 78 plutôt chargée, le groupe se séparera après deux 45 tours en février 1979.


Alain Kan a continué avec un album solo (Alain Z. Kan) qui se retrouvera interdit d'antenne pour cause d'omniprésence d'Hitler. 
Puis il commettra quelques compositions pour Christophe, un album solo underground chez New Rose avant de disparaître en fumée à la station Châtelet en 1990.
Faute de cadavre, il sera déclaré officiellement décédé dix ans plus tard.

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