Voix voilée, émotion intacte, Catherine Sauvage interprète ici un classique de la complainte du trottoir, qui, exceptionnellement chez Mac Orlan, a Marseille comme cadre.
Cette séquence a été possiblement filmée en juin 1972 mais nous n'avons aucune certitude quant au lieu du concert.
Elle semble bien faire partie de l'émission de Roger Sciandra, présentée par Pierre Whien, portrait de la chanteuse, alternant entretiens et extraits de concerts.
Comme pratiquement toujours chez Mac Orlan, la musique est de Marceau Verschueren.
Vu la médiocrité de la vie politique, revenons un peu à nos racines.
Ce film est sorti il y a déjà une dizaine d'années mais on pense qu'il peut encore servir.
Il est consacré aux luttes ouvrières menées en marge des
syndicats et des partis politiques dans l’Espagne des années 70.
Langue : Espagnol, sous-titré français
traduction/adaptation : Pif & Hercule
Durée : 74 minutes
Un film de : Falconetti Peña et Orsini Zegri
Avec :
Pepe Rovira, Clemente, Speedy Gonzalez, Marcelo, Attila, Paco, Jesse
James, Jésus, Juan Carlos Bourbon d’Espagne, Chema, Peter Fonda, El
Kabra, Des éléphants, Toni, Marga, Santi, et quelques autres.
Musique : La Polla Record.
1973 / 1982 en territoire
espagnol.
Après 40 ans de dictature, voici venu le temps de la transition
démocratique, plus connue comme « transaction démocratique ».
Ils
étaient ouvriers, dockers, tourneurs, dynamiteurs à Barcelone, Vitoria ou Bilbao.
Tous faisaient partie de ce mouvement diffus, sans porte-parole ni
dirigeants autre que les assemblées d’usines ou de quartiers. Tous
rejetaient le patronat, les syndicats, le capitalisme. Certains étaient
armés, d’autres pas, mais tous défendaient l’autonomie ouvrière.
En
1976, l’Espagne était en flamme et « Il fallait les écraser (...) car
c’étaient des minis soviets » (Manuel Fraga Iribarne, ministre de
l’intérieur)
La démocratie s’en est donc chargée.
Mais l’histoire cavale encore...
Si le mot, tellement galvaudé, de "culte" peut s'appliquer à quelques groupes de rock français, les Coronados sont un des plus sérieux candidats au titre.
Public fidèle, influences irréprochables, respect des collègues, grande et petite presse dithyrambique et... pas grand chose à l'arrivée.
Comme bien d'autres de cette époque, les "Coros", ex " Javelisés" abandonnent leur Limoges natal pour aller chercher gloire et fortune à la capitale. Se taillant une belle réputation de groupe de scène aux guitares bordéliques et au chant gueulé en français dont les paroles confinent à l'inaudible, ils enregistrent deux EP en 1981 et 1982 (l'excellent "Voix blanches et idées noires") avant de sortir le déconcertant album "N'importe quoi. Mais pas n'importe comment" en 84. Les pièges du studio étant ce qu'il sont, un son trop clean, trop variétoche, les trahira.
Ce titre a été repris depuis par les Wampas :
Rhythm'n blues enragé, adaptations d'Alex Chilton ou de Captain Beefheart (pas les groupes les plus en vue du moment sauf chez quelques connaisseurs) malgré un accueil encourageant, Dominique quitte le groupe qui continue en trio.
Et s'accroche encore jusqu'en 1989, avec l'album "Un lustre", plus avant-gardiste, qui signera la séparation du garage band. Ils resteront un des meilleurs représentants d'une scène rock française assez lettrée, teigneuse et pas stupide des années 80.
Ces derniers temps, ils se reforment à l'occasion.
Les Coronados étaient Bernard Lepesant ( Chant & Guitare), Dominique Especel (Guitare), Yves Calvez (Basse), Berko, puis Dilip Magnifique (Batterie).
Le 7 mai fut un bien bel anniversaire car il parvint à couvrir la rumeur d'une élection pathétique.
Grand merci à Léo et Éléonore, aux Lauren Bacalao, à Skin & Wire, aux Modest Lovers, aux Ex Tatas et à tous et toutes pour coups de mains et chaleur humaine.
Et c'est une équipe au grand complet qui se pencha dès le lendemain sur un futur radieux ou irradié, selon le cas.
Détail important, la technique nous ayant trahis, les moult occupants du studio n'avaient pas de son. Ce qui explique le côté décousu ou quelques variations sonores. L'ampli incriminé devrait prochainement revenir au bercail.
Voici malgré tout notre petit florilège de la chanson d'espoir et de désespoir :
OTH Quelle sacrée revanche
Chorale Populaire de Paris Au devant de la vie
Margueritte Bervoets Lettre
Claude Channes Mao, Mao
Lise Médini Charognes
Maxime Le Forestier Honte à qui chante
ZEP Sans la nommer
La Cliqua Un dernier jour sur Terre
Fontaine / Arezki Le bonheur
Les Poppies Rien n'a changé
Les Wriggles Plouf !
Bulldozer Oh yeah, oh no
Vanessa Hachloum Paris s'éveille
Markos Vamrakaris Premier ministre
Barbara Les boutons dorés
Francesca Solleville On ne sera jamais vieux
Maître Gazonga Les jaloux saboteurs
Serge Reggiani Il suffirait de presque rien
Fabe Changer le monde
CPP La jeunesse
Cette émission se retrouve sur le site de la radio.
Et puis, puisqu'il faut toujours revenir à la Commune de Paris, cette chanson de Jean-Baptiste Clément interprétée par Armand Mestral, Francesca Solleville et les Octaves sur le sort que nous réservent nos maîtres dès qu'ils se sentent un tant soit peu remis en cause.
Voilà un trop long moment qu'on n'avait pas évoqué notre cher disparu, Jacques Marchais (1931-2006). Alors, en guise de respiration en cette époque de brutes, il nous revient chantant un Bernard Dimey aux accents courtois, morceau édité dans le 30 cm BAM C 432 "Récital n°2" ou dans le maxi 4 titres BAM EX 624 "Jacques Marchais chante"... Sortilèges avait également été chanté par Barbara. À la guitare, on entend Jacques Marchais et Jean-François Gaël, à la basse, François Rabbath. Merci à Dominique HMG pour cette pause.
Achtung ! Achtung ! Vu la riche programmation, l'émission radio du lundi 8 mai commencera à 17h30, qu'on se le dise ! (sur canalsud.net)
Originellement, Prévert avait écrit "À la belle étoile" pour le film "Le crime de Monsieur Lange" de Renoir.
La chanson était alors interprétée par Florelle, on vous en avait causé à l'époque .
La guerre, l'occupation, puis la libération étant passées par là, le Jacquot éprouva le besoin de remanier et compléter son texte pour la parution de son recueil, Paroles.
Procédant par opposition, il y a dépeint un métro aérien à La Chapelle, un truand nommé Richard le Blanc sur le boulevard Richard Lenoir et un Espagnol sur celui des Italiens.
Ainsi qu'un aréopage de vieux tapins, vauriens du quartier, clodos affamés, incurables antisémites, et flics ratonneurs.
L'aimable rengaine du film devient un hommage sans espoir à ceux qui en bavent et à un certain Paris du populo.
Juliette Gréco la chanta en 1951.
Profitons de l'occasion pour insister sur le fait que Prévert ne fut pas que le poète un peu niaiseux qu'on nous apprit à l'école mais, à ses heures, un véritable teigneux. Démonstration : ce texte de circonstance très joliment dit par un Serge Reggiani très en verve : "Tentative de description d'un dîner de tête à Paris, France".
Prolétaires du
monde entier, descendez dans vos propres profondeurs, cherchez-y la
vérité, créez-la vous-mêmes ! Vous ne la trouverez nulle
part ailleurs.
Nous n’avons rien
à ajouter à cette phrase, testament de la Makhnovchina, citée par le
camarade Piotr Archinov.
Si ce n’est cette
chanson qui, selon la légende, aurait été écrite par le batko lui-même
en 1917 (se trouvant en taule, il avait un peu de temps libre). Si certains termes semblent obscurs, on en
précise plus à cet article.
Idéal pour démarrer
la journée en cette époque bourrique.
Orchestre (de percussions) makhnoviste
Et puisqu'on est chez les cosaques, un groupe de là-bas : "La horde anarchiste" :
Ainsi qu'un chant millénariste anonyme nous venant de France (1896 ?)