Six millions de clébards Qui décorent nos trottoirs En dépotoir genre patinoire
Bulldozer. Sauve qui punk (1977)
Alors qu'une partie de l'humanité crève, non comme des chiens mais réellement comme des êtres humains, de froid, de faim, de noyade, d'éclats d'obus, de maladie curable, etc, un certain nombre de "personnalités" demandent au gouvernement la création d'un secrétariat d'état à la condition animale. Quand on voit comment on traite de six millions de chômeurs, on frémit à ce qui guetterait alors les trente millions d'amis.
Et là dessus, on apprend que 58% des animaux auraient disparu en quarante ans.
Cherchant désespérément à être dans le vent, l'Herbe Tendre en remet une couche sur les animaux, bestioles à poils, à plumes et à écailles.
Ce sera lundi 7 novembre à 18h sur le 92,2 de Radio Canal Sud.
Pendant ce temps, Nino Ferrer cherche éternellement son clebs dans la Gare du Midi de Bruxelles. C'était en1965.
En guise de contrepoint, une aimable parodie littéraire d'époque par Suzanne Gabriello
À l'origine de cette mystification, une chanson anglaise speedée de 1978, Jet boy Jet Girl, hymne punk et homosexuel aux paroles qu'on ne signalait pas encore comme "explicites. Et pourtant, il y avait de quoi...
Ça vous rappelle quelque chose ? Attendez voir.
Là où c'était assez drôle, c'est que le groupe Elton Motello (mélange d'Elton John et d'Elvis Costello, donc) était, en soi, un gag formé de Ward (ex Punk Bastard), Brian James (ex London SS, futur Damned et Lords of the New Church), Nobby Goff et le Belge Yves Kengen à la basse. Un autre Belge, un certain Roger Jouret, en sera même batteur un temps. Et le 45 tour sort sur un label belge : Pinball.
À ce stade, le rédacteur de ces lignes se remémore s'être trouvé devant une télévision, un midi de 1978, à l'heure où la très giscardienne Danièle Gilbert officiait en grande prêtresse de l'émission pour femmes au foyer, Midi Première.
Et l'on y vit la blonde présenter (avec la moue de rigueur) "un punk" et envoyer l'énergumène nommé Plastic Bertrand faire son numéro de play-back sur un air à la con, "Ça plane pour moi".
Air à la con dont le 45 tour allait néanmoins se vendre à 950 000 exemplaires.
Et être l'objet de plus de quarante reprise, dans le monde du rock anglo-saxon, de la chanson québecoise, du raggamuffin, de la variété, etc.
Le gag vient du fait que Plastic Bertrand n'existait pas!
Lou Deprijck, punk belge
Ce n'était qu'une image, un avatar, un personnage virtuel créé par le producteur belge Lou Deprijck, auteur de la musique pour le groupe britannique précédent qui avait décidé de s'auto-parodier en français en faisant cette comptine stupide.
Il ne lui restait plus qu'à signer un pseudo très dans le ton keupon* du moment, ce sera "Plastic Bertrand**."
Fonctionnaire des telecom belges (faut bien croûter), le producteur farceur collaborait à pas mal de groupes depuis 1970.
Mais sur ce coup-là, le voilà dépassé par son canular et l'ampleur du succès de la scie l'oblige à faire appel au copain qui avait posé pour la pochette : Roger Jouret, ci-devant batteur des Hubble Hubble et des Elton Motello.
Les plaisanteries tirant parfois en longueur, voici notre Roger embarqué pour quatre albums et tournées de 1978 à 1981.
Le plus honorable étant qu'il n'a jamais prétendu être autre chose qu'un masque. Il a même tout avoué en 1998.
Quant au partage du magot, moment toujours délicat qui suit un beau coup, il semble ne pas avoir posé de problèmes majeur entre les complices, le "Plastic Bertrand" public et "interprète légal" avouant "Je n'ai presque pas touché d'argent, notamment parce que ce n'est pas ma voix sur le disque." La cascade de procès qui suivront entre 2006 et 2012 sont dus à des litiges entre maison de disque et remix technos. Et comme la justice est juste, Lou Deprijck fut reconnu auteur par la justice du Roi !
* Citons par exemple, à l'époque, la BD punk de Serge Clerc "Les aventures de Roger Bismuth". Si ce nom vous rappelle quelqu'un, vous ne rêvez pas....
** Pour se moquer de Bert Bertrand, critique rock belge branché, équivalent d'un Patrick Eudeline.
Malgré quelques comédies, Julien Duvivier (1896-1967) n'a jamais été un grand optimiste.
Mais avec ce film de 1956 on atteint des sommets de noirceur.
L'affaire tourne autour d'une manipulation montée contre un prospère restaurateur des Halles, propriétaire du Rendez-vous des Innocents*. Innocents, tu parles !
Cette
belle humanité en prend pour son grade : Danièle Delorme en scorpion à
face d'ange (elle est parfaite), Gabin en cinquantenaire courant la gisquette,
Germaine Kerjean en mère fouettarde, Gérard Blain en jeunot idéaliste
et naïf, Lucienne Bogaert en toxicomane abrutie, sans oublier une
galerie de clients du restaurant entre goinfres, snobs, mandataires
accapareurs, ricains incultes, vieux débris libidineux. Une bien belle
image de ses contemporains : le seul à tirer son épingle du jeu est César, chien vengeur.
Amateurs de films cruels, à vos cassettes !
Comme on disait avant.
Comme Duvivier adorait saupoudrer ses films de chansons entêtantes (dans Pépé le
Moko ou la Belle équipe, par exemple) il a écrit, pour l'occasion, une Complainte
laissée à la voix de Germaine Montéro qui ouvre le film. Ce thème
revient régulièrement, avec comme seule variante, une étonnante version triturée du Temps des cerises dans un moment particulièrement sordide.
Donc, La complainte des assassins, valse triste.
* Ouais, le cimetière des Innocents était situé par là au Moyen-Age. C'était certainement trop tentant pour Duvivier.
On ne va pas ici retracer la carrière de Jean Richepin, (1849-1926) il occupe déjà une place conséquente, ne serait-ce que sur internet.
Journaliste, matelot, professeur, docker, il fut un pilier du Chat Noir à partir de 1881. Son œuvre la plus célèbre est sans conteste "La chanson des gueux" qui lui vallut un mois de séjour à sainte Pélagie.
Faute de goût impardonnable, en 1909, cet anarchiste de papier a fini par se présenter à L'Académie Française où il fut intronisé par Maurice Barrés (ses potes du Chat Noir, Verlaine en tête, ont dû se retourner dans leurs
tombes).
Citons
Octave Mirbeau à son propos : En dehors du cabotinisme dont il
s’est plu à s’entourer, j’ai la plus grande estime pour le
talent de M. Richepin. C’est vraiment un poète, d’un souffle
superbe, et dont le lyrisme amer escalada souvent les cimes
inexplorées, trop hautes pour les poumons malades de la plupart des
rimailleurs parnassiens. La Chanson des gueux nous donna un art
nouveau, des rythmes nouveaux, une poésie magnifique et canaille où
l’âme de Lamartine transparaissait sur des lèvres crispées de
voyou.
Brassens, amoureux du swing et des belles lettres, l'a popularisé au temps de l'industrie du disque avec les "Oiseaux de passage".
Dont, pour rappel, voici une très honorable version par Nicolas Bacchus.
Mais rappelons que le poète avait d'ores et déjà été chanté par Yvette Guilbert, Polaire, Lys Gauty, Tino Rossi, et Damia et mis en musique par rien moins que Charles Gounod, Gabriel Fauré ou Emmanuel Chabrier, entre autres.
Plus récemment La chanson des gueux a été adaptée par Jean-Michel Piton. Disque plein de bonnes intentions, mais plutôt gâché par une mise en musique grandiloquente. On lui préfère celle de Tonio Gémène (ici "Voyou")
Pour compléter, voici deux interprétations fort honorables,
"La chanson des cloches de baptême" rebaptisée "Philistins" par Brassens ici reprise par Nicole Louvier (1964).
En préambule, tonton Pierre Perret dans un classique des salles de garde : Adieu, fais-toi putain :
Pour introduire la stupéfiante histoire du lieu-dit "Le Poteau" à Captieux, en Gironde landaise.
D'abord promu base militaire américaine garnie de soldats Polonais, (si!) ce trou perdu au milieu des pins devint un des haut lieux des nuits du sud-ouest grâce à la multiplication de ses bars de nuit qui n'étaient que des claques assez rudimentaires.
L'étonnant ne réside pas qu'une flopée de bordels ait poussé autour d'un nid de bidasses mais que ces derniers ayant plié bagage en 1966, le Pigalle des Landes va persister à briller de tous ses feux jusqu'en...1987 !
Malgré le côté sordide de l'affaire, on sourit pas mal à l'écoute de ce documentaire d'Olivier Chaumelle et Renaud Dalmar qui fleure bon le rugby de village, les magouilles américano-polonaises, les macs bordelais et quelques petits commerçants dont on reconnaît le grand cœur, toujours près du larfeuille.
C'était à "La fabrique de l'histoire" du 20 novembre 2007.
Puisqu'il semble que ça ne veuille pas bien fonctionner, le poadcast est à ce lien.
Après la réédition, d'un étonnant bon goût de la part des éditions La Fabrique, du texte de Louis Chevalier, Montmartre du plaisir et du crime, voilà-t-il pas que les éditions l'Insomniaque nous gâtent à leur tour.
Partageant quelques préoccupations avec l'Herbe Tendre, ils ressortent ce texte méconnu d'Émile Chautard.
Tout le détail est ci-dessous, cliquez pour agrandir l'image si c'est peu lisible.
Et puis, à votre bon cœur, camaros, faîtes péter l'artiche !
Sinon, volez-le !
Et puisque y'aura 16 titres revisités de luxe par des voyous plus modernes, un petit classique de Bruant à charge des amis de la maison :
Et une version plus conventionnelle par une chanteuse qui excellait surtout dans les reprises
Tout
le monde ne peut pas avoir été punk, teddy boy, mod ou blouson noir. Cet
article est un abrégé du passionnant travail de J. Blot trouvé sur
le site l'histgeobox.
Dès
la déclaration de guerre, le 9 septembre 1939, la Troisième
République interdit bals publics et dancings. Le 20 mai 1940, en
pleine offensive allemande, Georges Mandel, le ministre de
l'intérieur, ordonne par décret la fermeture des salles
parisiennes. Étendue bientôt à l'ensemble du territoire, cette
mesure est maintenuesous Vichy dans son ambition de régénération morale
de la jeunesse. Dans le même temps, la plupart des autres
divertissements restent tolérés: concerts, théâtre, cinéma,
manifestations sportives. C'est donc avant tout la danse, tout du
moins celle pratiquée par la jeunesse des deux sexes dans les bals
qui subit les foudres des autorités vichyssoises.
Après
s'être assuré le contrôle des institutions culturelles, laissées
entre des mains françaises, les hiérarques nazis s'emploient à
donner une image accommodante de l'occupant. Dans cette optique,
Goebbels entend faire de Paris la capitale du divertissement dans
l'Europe occupée et s'ingénie à recréer le "gai Paris".
Cabarets, music-halls, cinémas, théâtres peuvent très vite
ré-ouvrir.
Peu
avant l'armistice, le chanteur Johnny Hess avait lancé en France la
vogue du swing (de l'anglais to swing, balancer) dont le tempo
tapageur, répétitif et excitant avait assuré le succès de titres
tels que Je suis swing ou J'ai sauté la barrière, hop là.
Les orchestres d'Alix Combelle, Fred Adison, Aimé Barelli ou le Hot
Club de France mettent également à l'honneur cette musique
originaire des États-Unis. Les concerts se multiplient, tandis que
les horaires de diffusion d'émissions consacrées à cette musique
augmentent fortement (de 3h50 en septembre 1940 à 35 h 20 en avril
1942 sur Radio-Paris).
Côté
nazi : "Interdit
de diffusion à la radio dès 1935, le jazz figurait en tête des
genres proscrits (...). Fondée sur une conception manichéenne de
l'art, la politique culturelle nazie opposait la tradition musicale
issue du romantisme, censée exprimer la supériorité du peuple
allemand, à la dégénérescence des musiques modernes et atonales,
noires, juives et bolcheviques."
Or, la guerre modifie cet état de fait et le jazz fait son
retour sur les ondes à partir de 1941. On ne parlait cependant plus
de jazz, mais de "musique
de danse accentuée rythmiquement"!
Le genre est finalement promu au rang de propagande par Goebbels avec
la promotion d'une formation comme Charlie
and His Orchestra
"qui chantait en anglais des textes antisémites sur des
standards américains."
Aux États-Unis, les zazous étaient des "pachucos"
Être
zazou, c'est surtout manifester un état d'esprit ("swing")
en contradiction avec celui de l'époque. La provocation, ici,
consiste d'abord à se faire remarquer, mais aussi à revendiquer une
américanophilie, une anglophilie, qui ne sont alors pas de mise.
Amateurs de jazz, les zazous s'inspirent des modes vestimentaires
américaines comme les grands carreaux du zoot
suits.
Les zazous portent les cheveux longs, bouffant sur le dessus de la
tête par opposition aux coiffures militaires, ils arborent des
vêtements trop longs à une période où le tissu est rationné. Les
zazous affichent une attitude "j'm'enfoutiste", insouciante
à l'égard des drames de la guerre, donc défiante aux yeux des
autorités vichyssoise. Ils parlent et chantent en franglais,
revendiquent le laisser-aller et l'oisiveté au moment même où la
Révolution nationale de Vichy prône la régénération de la
jeunesse française.
Pour
Vichy, le relèvement de la France passe par la régénération d'une
jeunesse, débarrassée de cet "esprit de jouissance" si
préjudiciable.
Abel
Bonnard propose aux "bons jeunes" de reconnaître les
"mauvais", ces "pitres gouailleurs,
prétentieusement avachis et raisonneurs, coquetterie débraillée,
mollesse, nature pauvre et compliquée, plaisantins de mauvais aloi,
incapables de gaieté et de sérieux, ils sont le dernier reste d'une
société d'individus." Le mode de vie des zazous, - qui
adorent la musique noire, s'amusent dans des bars enfumés où on
écoute du jazz - se situe donc aux antipodes du moralisme du régime
de Vichy et de l'austérité de l'époque. Ils suscitent donc très
vite l'exaspération. Aux yeux des autorités, le zazou symbolise le
jeune Français perverti par la IIIe République, sans âme, lâche,
efféminé, vaguement gaulliste, anglophile et enjuivé. Le zazou
représente en somme l'envers de l'idéal pétainiste.
A
la faveur de l'entrée en guerre des États-Unis en décembre 1941,
puis de l'accession de Pierre Laval à la tête du gouvernement en
avril 1942 et des revers militaires allemands, la propagande
anti-swing s'amplifie et la pression sur les zazous se fait plus
hargneuse. Le mouvement devient ainsi la bête noire des autorités.
L'engouement pour le swing et la persistance du phénomène zazou
démontrent surtout que l'endoctrinement idéologique voulu par le
régime est un échec. La renaissance nationale tant espérée par le
régime se trouve très affectée par le rejet généralisé de son
éthique du travail, du désintéressement, de l'austérité, de la
masculinité. Les collaborationnistes, partisans de la victoire
de l'Allemagne, s'en prennent alors avec hargne et un grande violence
verbale aux zazous.
Une
virulente campagne de presse anti-zazou s'ouvre à l'automne 1942.
Lucien Rebatet dénonce "la vague immonde du swing, ce
similihot, ce vulgaire straight, cette cochonnerie assaisonnant les
blues avec du sirop de grenadine dans le but d'assouvir les fringales
de trémoussements des pipelettes de la rue Soufflot."
Les
collaborationnistes considèrent encore les zazous comme des
tire-au-flan égoïstes, des "judéo-gaullistes". Le
journaliste du Parizer
Zeitung
lance même: "Derrière
le modèle américain et anglais du swing, c'est le juif qui se
cache..." Pour
l'hebdomadaire Jeunesse,
"il
faut reconquérir le Quartier latin sur l'influence juive et
l'imposture gaulliste."
La
Gerbe
- qui porte décidément bien son nom - surenchérit: "Que
l'on ne s'y trompe pas. Nous ne sommes pas contre le swing, mais
contre les swings. Le swing c'est encore du jazz, [...] du jazz
décadent, sans doute, mais de la musique allègre. Les swings sont
une race aigrie, qui naît à quinze ans avec des trépidations
politiques stupides, un cœur de vieille trompette bouchée, qui veut
singer le clairon de Déroulède."
[La
Gerbe,
4 juin 1942]
L'organe
collaborationniste Au
Pilori
inaugure même une rubrique Art
zazou.
Au fil des mois, le ton se fait de plus en plus menaçant: "Le
remède le plus pratique pour se débarrasser du zazou consiste soit
avec un ciseau à lui couper la veste-pardessus, soit avec une
tondeuse à lui enlever le toupet, ce qui non seulement le
démoralise, mais encore le prive de tous moyens d'actions. P.
S.: puisque la jeunesse énergique paraît se rassembler sous
l'étendard PPF, nous lui signalons spécialement cette chasse aux
zazous."
[Au
Pilori,
juin 1942] L'appel
est entendu. Aux mots succèdent les coups. Une intense répression
s'abat sur les "petits swing" dont les exécutants se
recrutent au sein des Jeunesses Populaires Françaises (JPF) de
Jacques Doriot ou du du Rassemblement National Populaire de Marcel
Déat. Leurs membres organisent des rafles dans les bars, tabassent,
tondent leurs adversaires. 450 zazous sont même arrêtés par la
police, conduits au camp de Drancy, puis relâchés et envoyés à la
campagne pour travailler aux champs. Quelques
jeunes gens qui ont l'idée d'arborer une étoile jaune avec le mot
"Swing" ou "Zazou" en gothiquepour
ridiculiser les mesures antisémites seront même déportés!
Il
serait abusif de compter les zazous dans les rangs de la résistance,leur
comportement est d'abord une rébellion contre l'autorité parentale.Le
soutien aux Alliés ou à de Gaulle n'est le fait que de quelques
uns. Pour Ludivine Bantigny, "ces jeunes gens sont "des
révoltés, refusant d'être étiquetés selon les normes d'identité
prônées par les autorités. Ils minent de l'intérieur la morale en
vigueur en exhibant ses ridicules et ses aigreurs. Au fond, les
zazous sont des "déserteurs
du monde",
de ce monde codifié par des normes conservatrices et fascistes que,
par leur refus même de cet ordre, ils entendent bien condamner."
(Bantigny p 2065) La répression et les rafles ne parvinrent pas à
endiguer le phénomène zazou. C'est plutôt l'instauration du STO
qui entraîne leur disparition. La Libération sonne le glas du
mouvement lorsque déboulent à St-Germain-des-Près les
existentialistes ou les lettristes. Raymond Legrand, Johnny
Hess seront inquiétés pour avoir continué leur activité en
chantant notamment sur Radio Paris.