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mardi 17 février 2026

Robert Duvall 1931-2026


Qu'est ce qu'un soi-disant second rôle ?
Dans son cas, un acteur qui rendit l'écran passionnant par sa présence, son jeu, son phrasé.
Depuis Apocalypse now (1979) où on le découvrit jusqu'à In dubious Battle (2016) en passant par Le Parrain, Conversation secrètes, La Poursuite impitoyable, Gingerbread man, etc. Robert Duvall aura accompagné notre vie d'amoureux d'un certain cinéma. 
Celui du mal nommé Nouvel Hollywood où les États-Unis ont perdu l'occasion de se regarder en face avec un tant soit peu de sincérité, celui qui accompagna et suivit une dérouillée vietnamienne aujourd'hui reléguée aux oubliettes, y compris chez les bonnes âmes qui s'indignent du "retour" (il était parti ?) d'un certain impérialisme. 
Mais là n'est pas le propos, pour évoquer la mémoire du grand, de l'immense Duvall, on aimera revoir cette séquence de Tender Mercies (1983), film jugé à tort par certains un peu fleur bleue mais qui vaut largement la comparaison avec le Honky tonk man d'un Clint Eastwood alors en pleine forme.
Duvall y incarnait Mac Sledge, vieille gloire de la country viré alcoolique, vivant une relation chaotique avec une veuve de guerre du Vietnam (comme par hasard) ainsi qu'avec sa fille qu'il a abandonné voilà plus de deux décennies.
Amateurs, de Happy ends passez votre chemin. 
L'extrait où il y interprète If you hold the ladder (de Buzz Rabin et Sarah Busby) 


Un autre bel hommage, celui de Luc Lagier dans son Blow Up.
En voilà un bon résumé...

Comme le malheur vole en escadrille, on a également appris la disparition du documentariste Frederick Wiseman. Black tuesday !
 

 

dimanche 1 décembre 2019

Du Wagner et des Clash

Dieu que la guerre est jolie
Il arrive souvent qu'une réplique particulièrement pertinente ou bien sentie passe de l'écran à la rue. Il arrive aussi, mais plus rarement, qu'elle inspire une chanson.
C'est le cas de la sentence d'anthologie proférée par Robert Duvall en colonel "I like the smell of napalm in the morning" Kilgore du septième de cavalerie dans Apocalypse now de Francis Ford Coppola (1979).
Si à l'époque de sa sortie le public et la presse francophone retinrent surtout l'attaque au son de la Chevauchée des Walkiries ( "chaque fois que j'écoute Wagner j'ai envie de rayer un village de la carte" aurait pu commenter un autre réalisateur) la sortie de cet amoureux du surf qui programme son attaque sur l'horaire des marées ponctuée par un Charlie don't surf !* définitif devint une expression populaire chez les anglo-saxons.
Une séquence (raccourcie) du glorieux cabotin. 


 

Et sa reprise par The Clash dans leur disque mal aimé Sandinista ! (1980). Une chanson qui tient finalement bien la distance ne serait-que par ses paroles prémonitoires et le chant de Mick Jones.


* Les GIs surnommaient les Viet Congs, les "Charlies".