On ne révélera pas ici ce qui pousse l'impayable Raymond Bussières à provoquer le gros pandore qui passe par hasard (mais en est-ce vraiment un ?) sous son réverbère.
Sachez juste que le bougre a ses raisons.
Ce film de Henri-Georges Clouzot (d'après un roman de Steeman) date de 1942 et fut, comme de bien entendu, produit par la très officielle et vert-de-grise "Continental".
Nul doute que le cinéaste enrobe les rapports entre populace et flicaille mais essayez-donc un peu d'imiter notre Raymond perché de nos jours, voir si la chanson se termine avec ou sans violon ou simplement au taser.
Reste que, comme il a été souvent dit l'occupation fut une riche période pour le cinéma français.
Jacques Higelin n’a que 15 ans lorsqu’il auditionne devant Jacques
Canetti au théâtre des Trois Baudets en reprenant Charles Trénet et Maurice Chevalier. Rentré d'un séjour forcé en Algérie, en 1964, il enregistre, pour Canetti, son premier album sur des textes (inédits à l'époque) de Boris Vian.
Ce disque sera réédité en compilation avec des versions de Vian par Marie-José Casanova.
Puis se fera la rencontre avec Pierre Barouh et le duo Fontaine / Areski.
Parti rive gauche, le gamin va virer de plus en plus rock.
pour en revenir à ses débuts, ce délicieux scopitone :
Eliott se posa diverses questions au sujet d'une chanson de Bernard Dimey interprétée par l'ogre Raoul de Godeswarvelde.
Qui était l'artiste en question et qui étaient les trois accompagnateurs autour du cercueil ?
Diverses hypothèses, y compris les plus fantaisistes, furent avancées. Et voilà-t-il pas qu'un jour de septembre, anniversaire de putsch chilien et de rénovation sauvage à Manhattan, l'indispensable George Wilhem Ferdiduke nous transmet ce courrier, envoyé par un "Dimeylogue", à moins que ce soit par un "Raoulogue" (fatiguant d'écrire le nom du bled, à force)
Nous en reproduisons ici un extrait dudit courrier, sans oublier de louer l'intuition de Serge dans ladite émission :
Pour ce qui est de
la chanson "Adieu pour un artiste", Michel Célie
(producteur de Raoul de Godewarsvelde et de Bernard Dimey) m'a
confirmé ceci aujourd'hui au téléphone :
La chanson est une
narration/description, par anticipation, des funérailles de Raoul
de Godewarsvelde.
Le créateur de la
chanson (Raoul) y parle donc de lui-même et raconte le déroulement
de ses propres obsèques à travers les souvenirs qu'en ont gardé 3
amis nordistes (*) comme lui : Michel Célie, Pierre Célie (son
frère) et Robert Lefèvre (patron des Relations publiques du
journal La Voix du Nord), co-associés dans la création des disques
Déesse.
Un extrait du texte
de la chanson figure en épitaphe sur la tombe de Raoul (photo
jointe). La décision de le graver aurait été prise dès
l'enregistrement de la chanson en 1969.
M D
(*) Lecture
personnelle, Bernard Dimey s'attribue peut-être un rôle dans le
3ème couplet :
Moi, pour une fois,
j’ai fermé ma grande gueule
Tout comme Robert
et Michel et puis moi...
Voilà dons un mystère de résolu seulement seulement 10 mois après qu'il ait été soulevé. Tiens, on s'envoie encore une version, mais ce coup là par Valérie Mischler, autre interprète du gros Bernard.
* Rappelons que contrairement à Robert ou à Joseph, Raoul n'était pas ministre de Giscard d'Estaing.
C'était à l'occasion de la réédition des écrits de Marius Jacob par les très recommandables éditions Insomniaques, en 2004.
Rappelons que cette somme d'écrits du cambrioleur anarchiste de la très mal nommée Belle Époque (dont une première édition faisait déjà le bonheur de quelques margoulins spéculateurs) comprend le récit de son arrestation, les manifestes enragés et ironiques qu'il déclama lors de son procès à Amiens, en 1905, les lettres envoyées depuis le bagne de Cayenne et une somme de courriers et rapports de rescapés ou maillons de l'enfer de Guyane.
Un cd accompagnait le bouquin.
On y retrouvait, entre autres, Denain et Denécheau, Fret Liner, les Plumeaux, etc.
L'ami Schultz ne pouvait pas rater la fête.
Pour l'occase, il envoie, en compagnie de deux internes une chanson méconnue deJean-Baptiste Clément, immense auteur et communard émérite. La chanson : Les traîne-misère.
On a chanté la dive bouteille et les lieux sociaux dans les quels elle atterrit.
Il manque les deux premières minutes pour des raisons de platine fantaisiste.
Comme de coutume, l'émission se trouve sur le site de la radio.
Meulien Après vendange
Anonyme Le vin clairet
Oscar Thiffault La brosse
Pierron La grande orgie
Ferré Le vin de l'assassin
Montéro La complainte du Bon Pasteur
Gilbert Lafaille La java sans modération
Gréco La musique mécanique
Georgius Le soliloque du pochard
Chanson Plus Vive le vin
Charlélie Couture Le loup dans la bergerie
Damien J'essaie d'arrêter
Tonus des hôpitaux Le con et la bouteille
En supplément, un chant de marins bien arrosés par Patrick Denain et Luc Guilloré : Madame l'hôtesse.
Adamo ? Vous y êtes presque...
Marc Aryan, chanteur Belge regretté (regrettable ?) , nous interprète ici son "petit navire"
En plus de la qualité cinématographique irréprochable du clip, nous ne
résistons pas au plaisir de vous envoyer in extenso la fiche wikipedia
du monsieur.
On jure qu'on n'a rien inventé :
Fils d'immigrés arméniens de nationalité libanaise,
il travaille avec son père
dans la confection d'aliments orientaux.
Après avoir frôlé la mort à 18 ans en tombant malade, Marc se décide à
apprendre la musique. Il veut devenir chanteur mais pour y arriver il
lui faut évidemment apprendre le solfège, le piano et l'harmonie. Après
s'être familiarisé avec la musique et avoir écrit ses premiers textes,
il part vers Paris pour tenter de dénicher un éditeur. Là, personne ne
veut de lui. En 1969, il crée alors son propre label de disques et sa propre
maison d'édition, ce qui lui permet, cette fois-ci, d'enregistrer et de
faire paraître ses œuvres. Le succès est immédiat. Marc Aryan rencontre
un intérêt de plus en plus important, bien au-delà de France. Il n'aura
cependant pas beaucoup de temps pour en profiter puisqu'il décède le 30
novembre 1985. En 1963, il s'était établi à Waterloo.
Au début était la classe ouvrière.
Et ses chansons.
Affiche des mineurs asturiens, grève de 2012
En 1946, le chanteur country expert en picking, Merle Travis met en scène son mineur de père (la formule Another day older and deeper in debt, "Encore un jour pour s'retrouver plus vieux et plus endetté" du refrain aurait été une de ses expressions habituelles) dans Sixteen tons, l'histoire d'un prolo qui charrie des paquets de merdes (ou de charbon, par exemple) pour se retrouver payé en bons d'achats.
Mais qui peut aussi se révolter et cogner.
Même si le premier enregistrement était bien de Merle Travis, l'ex mineur et chanteur folk George Davis prétendit l'avoir écrite dans les années trente sous le titre Nine-to-ten tons.
Cette chanson protestataire connut une carrière en français (Eddy Mitchell, Frank Melville, etc.)
On mettra ici celle de Jean Bertola (1922-1992) musicien de radio, pianiste d'Aznavour et grand copain de Brassens. C'est lui qui a écrit cette version.
Pour en revenir aux origines de la rengaine, parmi les au moins 300 reprises qui circulent, on a un faible pour celle du bon vieux Johnny Cash
Autant se faire du bien.