jeudi 7 novembre 2013

Encore du Couté

... et du meilleur.

LA PAYSANNE (premier supplément à l'émission sur la guerre de novembre 2013)

( Aux gars de Saint Ay)
 


Gaston Couté comptait dans son pays un fervent admirateur, Gustave Séjourné. Celui-ci devint maire de Saint Ay. et, peu porté sur les musiques et les flonflons militaires, il demanda au poète beauceron une marseillaise de sa façon. Ce fut La Paysanne (marseillaise fraternelle des gars de Saint Ay). Elle fut créée et inaugurée à Saint Ay le 14 juillet 1908.

La voilà chantée par Gérard Pierron

mardi 5 novembre 2013

 Trénet et Landru


    Henri Désirée Landru, dit "Le Barbe-Bleu de Gambais" ne fut pas qu'un assassin pour le moins mysogine (11 femmes avérées) d'avant qu'on n'invente l'appelation serial killer aoc.
En plus d'être aussi un escroc, il fut un "planqué" de la guerre 14-18 qui pratiqua artisanalement ce que les généraux réalisaient en même temps à l'échelle industrielle (ce n'est pas une excuse mais ça relativisera une époque sanglante) .
Il utilisa plus de 90 fausses identités pour attirer les femmes qu'il découpait ensuite.
L'horrible individu se révéla un humoriste consommé lors de son procès en 1921 avec des réparties comme « Moi ? J'ai fait disparaître quelqu'un ? Eh bien, ça alors ! Si vous croyez ce que racontent les journaux ! » ou bien « Vous pleurez Landru : vous éprouvez le besoin de libérer votre conscience ? » — « Oui, je pleure mes fautes, je me repens... j'ai des remords... je pleure parce que je pense qu'avec tout le scandale fait autour de mon nom, on a appris à ma pauvre femme que je l'avais trompée. »
Et pour finir  « Monsieur le curé, je vais mourir et vous jouez aux devinettes » à l'aumonier qui, au pied de l'échafaud, lui demandait s'il croyait en Dieu.
Il fallait donc tout le talent de Charles Trenet pour oser en faire cette joyeuse facétie en 1963.


dimanche 3 novembre 2013

Java ?


Le Bal des Quatre-saisons, rue de Lappe, vers 1932, par Brassaï.

    "Qu'est-ce que la java, cette quintessence du populo de Paris ? Dans Du bouge... au Conservatoire, Louis Péguri se moque des alphonses, de ces messieurs les souteneurs qui, après quelques tours de valse, le naturel reprenant le dessus, se refusaient à tout effort supplémentaire au grand dam de ces dames... Le patron du Rat mort à Pigalle, que Péguri ne cite pas, avait remarqué que la clientèle féminine prisait fort la mazurka Rosina *, que les habitués valsaient à petits pas entrecoupés. Aussi, dès que les ardeurs faiblissaient, le taulier réclamait Rosina à l'orchestre et, accent de là-bas à l'appui, demandait : "Alors cha va ? cha va?" Et, un beau matin, Paris apprit qu'une nouvelle danse était née, "une danse qui tenait de la valse mais avec un pas plus crapuleux, plus canaille.- Cha va! Cha va !.. Ainsi naquit d'une déformation du parler auvergnat le fameux pas de java". Une fois encore on se rend compte du goût prononcé de Louis Péguri pour le mythe.
   L'origine du  mot java est-elle réductible à cette historiette ? Au hasard d'une chanson écrite plus tard pour Fréhel, Soi-même java, Francis Carco semble apporter de l'eau au moulin de Péguri :

 "Quand l' gros Gégèn'
Soi-même
S'amène au bal musette
A petits pas il danse la java
Et tout's les poul's
Comm' saoul's
Lui riboul'nt des mirettes
Mais question de plat il leur répond
Ça va ! va ! va ! va!"



Bref ! A défaut d'autre explication, tous s'en contentent. Dans Images secrètes de Paris, en 1928, Pierre Mac Orlan consacre un beau chapitre à la java. Sur l'origine du mot, lui aussi n'avance qu'une hypothèse : "Cette danse fut consacrée par ceux que l'on appelait encore, il n'y a pas si longtemps, les apaches. Elle doit être un hommage à cet argot puéril que l'on nomme le javanais et qui n'est plus parlé que par des crétins incurables [sic!]." On le comprend, personne n'est en mesure de dire pourquoi la java s'appelle java. Il y a quelques années à Chamonix, un musicien d'origine rom avait une clé : dans une langue rom, dchjava est l'impératif d'un verbe signifiant aller. Donc "java" serait la transposition de dchjava, à savoir "vas-y". Pourquoi pas, d'autant que, dans Ils ont dansé le Rififi-Mémoires, Auguste Le Breton l'affirme : jadis, avec les Espagnols, les gitans étaient "les plus fins gambilleurs de la capitale."
    Sur cette danse, Péguri ajoute pourtant, sans rien apporter de précis : "Quant à sa dénomination elle peut être aussi une conséquence du retour à Paris de certains trafiquants de la route de Buenos-Ayres (sic), ayant ramené le pas glissé du tango Milonga qui a un certain rapport avec la marche glissée du pas de la java primitive, en réalité une valse au ralenti et à mouvement décomposé. Par évolution, la vraie java est devenue une valse musette et la vieille mazurka des faubourgs comme Rosina est restée cette vraie java dont Maurice Yvain a écrit musicalement le prototype avec Une petite belotte (sic) [...]Le succès de ce pas nouveau est extraordinaire. On danse la java même dans le grand monde." Incorrigible Louis Péguri et ses idées de grandeur !... Cela étant, Philippe Krumm me le confirme, la java est bien une mazurka massacrée. Après la guerre, Carco voyait en elle une "mazurka faite d'emprunts à toutes les danses" et la comparait à la belote qui, à l'image de la java sa contemporaine, "se complique de manille, de poker et d'inventions déterminées". La petite belote** d'Yvain, belote et java associées, est une photographie parfaite d'un certain Paris des années vingt. Mais attention, André Warnod l'a attesté au Bal des Gravilliers, la java date d'avant 1914 !

Claude Dubois, La Bastoche, Une histoire du Paris populaire et criminel.





  
   Concernant Claude Dubois, on pourra écouter ci dessous sa Nuit rêvée où l'on trouvera notamment une séquence sur le Balajo avec Francis Lemarque et Jo Privat en invités. Un grand merci à George qui nous a retrouvé cette archive.



  Concernant Philippe Krumm, spécialiste de l'histoire de l'accordéon, cité dans le texte de Dubois, nous vous conseillons vivement d'aller consulter son papier très fouillé (et richement illustré) sur les bals musettes et la rue de Lappe. C'est ici .




* Pour ce faire une idée de cette mazurka, un extrait par un groupe italien


** Le morceau en question, par Mistinguett






jeudi 31 octobre 2013

émission de juillet 2013 Le temps jadis

(et quelque peu médiéval)


Ricet Barrier          La java des gaulois
René Zosso           Seigneurs, sachiez qui or ne s'en ira
Cora Vaucaire        Pauvre Rutebeuf
Brassens                Ballade des dames du temps jadis
Little Nemo            La ballade des pendus 
Jacques Douai         L'amour de moy
Pierre de Grenoble   Le prince d'Orange
Générique d'une série ORTF à deviner
Brassens                   Le roi boiteux
Anne Sylvestre          La nonne par contrainte
Jacques Marchais     Ode au plaisir
Gabriel yacoub          Comprenez-vous ?
Monique Morelli        Complainte de Mandrin (version 1972) 
Pills et Tabet               C'est un vieux château du Moyen-Age

Ecoutable ET téléchargeable toujours là
Et un crobard de Villon...

mardi 29 octobre 2013

Germaine Montéro L'interprète géniale (3)

Attention, vos esgourdes !

Ce coup-là, nous sommes fiers et orgueilleux de vous présenter une chanson d'Albert Vidalie Albert Vidalie et Louis Bessieres enregistrée le 19 juin 1957 : La complainte du Bon Pasteur.


Il faut tout de même une certaine dose de génie pour oser chanter ça sans rigoler.


mardi 22 octobre 2013

Des pirates et des vautours



Trois "pirates" Somaliens (eux s'appellent plutôt "gardes côtes") viennent de prendre neuf ans fermes à Rennes dans le procés dit du Tanit. Précisons, au passage, que le skipper du Tanit a été flingué par les balles de nos vaillants marsouins français qui ne font pas dans le détail en attaquant.
Voilà quelques mois est paru un livre nécessaire pour comprendre ce que ces gars du bout du monde foutent dans un box de tribunal breton.
Iskashato (ceux qui mettent leur savoir et production en commun en somali) et les excellentes éditions l'Insomniaque nous font connaître les circonstances qui ont fait de la corne de l'Afrique un des multiples lieux du pillage orchestré par les vautours du capital (surpêche, épandage de déchets toxiques*, manipulations humanitaires, etc.) On y suivra aussi les gesticulations militaro-juridiques de la communauté internationale dans sa guerre aux gueux des mers ainsi que le sort kafkaïen réservé à la vingtaine de ces pêcheurs privés de gagne-pain, puis kidnappés par notre beau pays.
Mais n'hésitez pas à aller consulter une critique du livre par Claude Guillon sur ce lien
On trouve aussi un entretien radio avec un membre d'Iskashato
Voilà une centaine de pages superbement employées. 
Si ces gens-là passent par chez vous, courrez-y !...
* Un documentaire édifiant malgré son ton journalistique (supportez donc les 10 premières minutes) : Toxic Somalia

Et comme ceci est aussi un blog de chansons, une immortelle de Boris Vian interprétée par la chanteuse Suisse Marie-José Casanova (à retrouver dans l'émission d'octobre 2013 sur les petits métiers). A l'abordage !


dimanche 20 octobre 2013

Fréhel et Léon la Lune



Léon la Lune
 
Détour. Récemment a paru -aux éditions Le dilettante*- Le Peuple des berges de Robert Giraud, recueil de chroniques publiées dans l'hebdomadaire Qui ? Détective en 1956. Dans ce livre, on retrouve pas mal des personnages déjà croisés dans Le vin des rues, évoluant dans le monde interlope de la Mouffe, de la Maube et des quais de Seine. Clodos, margoulins, détrousseurs, verduriers, voleurs de chiens, de chats, de chèvres et autres braconniers de la Seine, bossant parfois aux Halles, resquillant plus sûrement, buvant du gros bleu toujours.
   On pourra peut-être s'offusquer de la fascination certaine dont les livres de Robert Giraud traitent de ce milieu de gueux, englués dans la misère la plus crasse. Mais ce serait mal comprendre le "propos" de Giraud. Il ne traite pas en sociologue, il ne dénonce pas cette misère révoltante pour y trouver des solutions idoines. Point d'assaisonnement prophylactique ou d'abbépierrisme ici.
   Point d'angélisme non plus. Giraud sait bien que ce bas peuple "paie d'une incommensurable misère une liberté toute relative".Un peuple de la marge assommé par le fatalisme d'une misère immémorielle mais capable de quelques coups d'éclats.
    Tout de même Giraud y va en copain, partage les "cheminées" de rouge et le bout de gras -ou de niglou- quand y a à briffer et les galères. Et nous conte par le menu les aléas de cette société qui n'est pas soumise à la folle marche du monde et aux assauts du moderne, c'est-à-dire la gestion toujours plus sophistiquée de ce qui résiste à la bureaucratie. Ce peuple refuse de vivre sous le joug du salariat et des conventions sociales putrides qui vont avec : et c'est bien cela qu'on ne lui pardonne pas.
    Ce qui intéresse Giraud, c'est de parler de cette engeance, de ses magouilles,ses rites, ses légendes, sa langue. Un monde dont Mac Orlan disait (si nos souvenirs ne nous trahissent pas) qu'il était à peu près le même en son temps qu'au temps de Villon. Et c'est sans doute la conscience que ce monde allait irrémédiablement disparaître qui fit que Giraud, Yonnet ou Clébert** livrèrent leurs écrits au tournant de cette modernité. Vinrent entre autres calamités la destruction des Halles, les constructions de périphériques automobiles et l'avènement de l'architecture fonctionnelle. Et Bercy devenait le siège de la pompe à phynance... Bref, ce qu'on a pu appeler le pompidolisme triomphant*** et qu'on pourrait résumer dans ses avatars passés et futurs en cimentisation du monde. Plus de place pour la débine et sa débrouille... Fini la Cour des Miracles.



    Tout de même on aimerait voir encore un de ces "Roi des clochards" se pavaner dans les rues de Paris ou des "Nénette" se balader sur le Pont Neuf dans son horrible accoutrement puant, fardée de mercurochrome, éructant un tas d'immondice à qui osait l'importuner. Les touristes se pâmeraient moins devant les charmes de Paris en présence d' existences aussi scandaleuses...

    Ce bas peuple disparut irrémédiablement avec sa propre ville. On a fait place nette : la misère est cachée, enfouie, les clodos harcelés par les assemblées de propriétaires, les rondes des flics, les mairies, les "maraudes" de la croix rouge : "Ne laissons personne au bord du chemin".



L'amiral, roi des clochards, sa reine Germaine, 
et leur bouffon, l'ancien clown Spinelly, Doisneau, 1953.

   Les armées du salut et leur hygiénisme tout militaire ont gagné ****  . il faut intégrer, soigner, sociabiliser les gueux même à leur corps défendant -du moins en surface- mais en fait bannir, mater, psychiatriser.... Et les braves gens de s'étonner que ces en-dehors refusent assistance d'un monde qu'ils ont toujours cherché à fuir parce car il les a trop cabossés. Les clodos se retrouvent seuls, ils ont froid, et le mobilier urbain leur fait mal au dos...
    Le travail est parachevé : les critiques mondains peuvent admirer le pittoresque des écrits de Giraud. Mais lui n'a jamais fait carrière.
    Reste plus qu'à fermer les derniers bistrots et la coupe sera pleine...


Robert Giraud et Léon la Lune au comptoir du Vieux chêne rue Mouffetard par G. Dudognon


Revenons-en à nos chansons. Donc Léon la Lune, immortalisé dans un film d'Alain Jessua, qu'on retrouve aussi, semble-t-il, dans Rue des maléfices sous le nom de l'Harmonica (nous n'avons pas cet excellent livre sous les yeux...), accompagna Fréhel lors de ses derniers concerts. Le fameux bal des tatoués organisé par Giraud et Mérindol dont nous avons déjà parlé ici.
Voici une autre version de ces derniers concerts, extraite donc du Peuple des Berges, où le père Léon tient le rôle principal :


   ...Et puis l'harmonica. C'est une musiquette de quatre sous, qu'il porte sans encombre dans une poche de son gilet. Elle lui suffit pour s'accorder quelques heures de rêve. Elle lui permet de régaler un quarteron de bons amis d'un concert improvisé à l'occasion. Quelquefois, Léon se hasarde à jouer un air ou deux dans un bistrot et il récolte quelques piécettes. Celles-ci transformées en verres de gros rouge, c'est encore du rêve et du bon temps que lui a procurés son harmonica...
   "J'ai jamais appris la musique, déclare fièrement Léon. Pourtant je joue tous les airs. Il me suffit de les avoir entendus une seule fois..."
    C'est vrai. Vous pouvez demander à Léon n'importe quelle rengaine. Comme par enchantement, le minuscule instrument jaillit de sa poche, brille un instant au creux de sa main, puis Léon semble l'avaler... Et, de derrière les deux mains jointes en coquille sur la bouche, le clochard laisse écouler en notes aigrelettes les "amours...toujours" des poésies du trottoir et du bal musette.
    D'ailleurs cet harmonica de gosse a valu son heure de célébrité à Léon, là-haut, place de la Contrescarpe. Il aime le rappeler.
    "Tiens, quand j'étais artiste, c'était la belle vie! ..."
    Et s'il devine un soupçon de scepticisme chez son interlocuteur, il s'enflamme :
    "Oui, artiste... Et comment ! J'étais "ensemble" avec Fréhel, dans un bal musette de la Contrescarpe. Je l'accompagnais..."
   C'était peu avant la mort de la grande artiste.
   Dans une misère noire, Fréhel terminait sa carrière, comme elle l'avait commencée soixante ans auparavant peut-être, en poussant la goualante dans un "musette". Ce n'était plus la gamine qu'on hissait sur une table, mais une pauvre vieille toute fripée, au corps douloureux, cassé, usé par la misère et trop de tentations de suicide - habillée en fille de la Halle : jupe noire plissée, socquettes rouges dans les pantoufles éculées. Mais la voix était restée la même.
    Quand elle disait à Léon "Vas-y, minet vert..." et que s'élevait la chanson banale et éternelle des amours de la rue, la salle chavirait. Tous, calicots en goguette, petites ouvrières trop jeunes pour avoir connu la Grande Fréhel, flambeurs, filles et maquereaux, tous, silencieux, écrasés, écoutaient la voix chaude, magnifique, vibrante de poésie.
    Fréhel savourait encore les applaudissements. On ne les lui marchandait pas. Pas de claque, pas de frime. C'était du sincère. Léon la Lune en prenait sa part.
    "Oui soupire-t-il, c'était le bon temps ! Quel succès on avait ! Il fallait que je rejoue, même quand elle avait fini son tour. Elle partait de bonne heure pour rentrer chez elle, là-bas, à Montmartre... Moi, je restais... Elle m'avait fait donner une belle musique toute neuve. On me l'a volée. J'ai pas eu de chance. Enfin, c'est la vie..."

  Léon la Lune rue Mouffetard, on aperçoit Giraud à l'arrière-plan

* De Giraud chez le même éditeur
Carrefour Buci
Faune et Flores argotiques
Les lumières du zinc
Paris, mon pote.

** Robert Giraud, Le vin des Rues
    Jean-Paul Clébert, Paris insolite
    Jacques Yonnet, Rue des Maléfices.

*** Voir Louis Chevalier, L'assassinat de Paris.     

**** Sur  l'armée du salut et le parcage des pauvres,  voir Jack London, Le peuple d' en bas et aussi Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell.



Post scriptum. Vous trouverez par ailleurs sur ce blog même une interview poignante de Fréhel à l'époque de ses derniers concerts.

    Signalons encore une fois l'excellent blog d'Olivier Bailly, Le copain de Doisneau, consacré à Robert Giraud et à sa galaxie. Vous trouverez notamment de plus amples informations sur Léon la Lune,sur le film que Jessua lui consacra (qu'on aimerait bien visionner...à bon entendeur) ainsi qu'une troisième version de ces derniers concerts de Fréhel d'après les souvenirs de Giraud (encore!) et de son complice Pierre Mérindol.
    Bailly signe par ailleurs la préface du Peuple des berges ainsi qu'une biographie de Giraud, Monsieur Bob. Qu'il soit ici vivement remercié pour tout le boulot fourbi !
  
  


Fréhel, La rue sans nom