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mercredi 8 novembre 2023

Requiem pour six cordes

 

Voilà presque dix mois que l'ami Henri-Paul Tortosa a définitivement lâché son médiator.
Et comme on n'oublie rien, jamais, un modeste et sincère hommage lui sera rendu ce vendredi même dans un bar de la rive gauche toulousaine.
Y'aura du beau monde et on vous promet aussi de rire.
On profite de cette annonce pour renvoyer une vidéo de l'émission Tracks, de chez Arte, qui résume la carrière du bonhomme.
À bientôt dans les rades.

dimanche 22 janvier 2023

Henri-Paul (1959-2023)

Johnny T. et Henri-Paul T.

Je n'ai pas de foyer. Je n'ai pas fondé de famille. Je ne possède rien à part ma Gibson. Je n'ai jamais fait ça pour l'argent mais pour la musique. J'ai tout donné au rock'n roll.       
Henri-Paul Tortosa
Un jour, sa vie fera peut-être l'objet d'un livre ou, pourquoi pas d'un film. Où l'on apprendrait que Bernadette Lafont a voulu l'adopter et que Patrick Dewaere venait se dépanner chez lui.  
(Extrait du très complet article de Nicolas Mesplède in Dead Groll n°9)

Henri-Paul Tortosa a fini d'en chier au début de cette semaine. 
On vous épargnera les pénibles calembours entre Born to lose et son lieu de décès. Avant de terminer un peu, beaucoup, tristement au bord de la Garonne, le gars né en 1959 à Oran, fils de mère couturière en usine et de père parti aura joué avec les Rockets (à 12 balais), les Young Rats (managés par Marc Zermati, mentor et mauvais génie) The Maniacs (en Angleterre) et, attention les yeux :
 Johnny Thunders (avec lequel on a trop souvent limité sa carrière) Stiv Bators, Mink Deville, les Intouchables (avec sa compagne Charlotte au chant) Cosa Nostra, the Heartbreakers (re-Thunders)  les Suricats, The Mavericks et je dois en oublier un paquet. 
Il apparaît dans deux films sur la légende J. Thunders, Born To Lose et The Last Rock 'n Roll Movie ainsi que dans le film de Patrick Grandperret Mona et Moi. 
 
Dans le genre légende du rock et grand témoin, le gars se posait un peu là.  
Et même avec une santé plus que chancelante, il savait encore faire péter son riff. Une de ces dernières traces sonores, enregistrée en 2021 pour un Johnny Thunders Memorial  (one again) avec Nico à la basse et Léo à la batterie, Baby I love you des Heartbreakers.  


Il paraît que l’inénarrable Rock & Folk va lui consacrer un article. Comme dit un pote, "Dommage de ne pas se préoccuper des gens quand ils sont vivants;" Et socialement dans une dèche noire, rajouterons-nous en guise de conclusion.
Reste un mec qui avait la reconnaissance de ses collègues, de Marc Minelli à Brian James (Damned, Lords of the new Church, etc...) de Sonny Vincent à Little Bob.   
En guise de curiosité et pour illustrer la précocité de notre disparu, un reportage d'Antenne 2 qui date de 1974 ou 1975 dans lequel une bande de sales morveux s'essayent à la musique du diable.

mercredi 1 novembre 2017

Jazz macabre

Grand introducteur du jazz en France dans les années 1920, Ray Ventura fut, en compagnie de Loulou Gasté et Paul Misraki, le rigolo de service multipliant les chansons à sketches avec son orchestre, "Les collégiens".
Henri Salvador, Sacha Distel, Philippe Lemaire ou Jacques Hélian feront leurs premières armes au sein de ce big-band qui sévira jusqu'aux années 60.
Mais à l'occasion premier novembre, ressortons des tiroirs une adaptation de la Danse macabre de Camille Saint-Saëns (1874) originellement faite pour être accompagnée de paroles d'Henri Cazalis. Même cet air funèbre prend là une gueule joyeusement sautillante.  



samedi 4 février 2017

Une chansonnette d'Henri Georges Clouzot

L'auteur en amateur de whisky


Outre réaliser un des meilleurs films français de tous les temps, "Le corbeau" (grâce à la "Kontinental"), Henri Georges Clouzot, nous a laissé quelques aimables bobines comme L'assassin habite au 21, Quai des orfèvres, Les diaboliques ou Le salaire de la peur, pour ne citer que nos favorites.
Comme si ça ne suffisait point, le cinéaste misanthrope s'essayait à la chanson.
Une de ses plus belles vacheries fut Jeu de massacre, sur une musique de Maurice Yvain, qui sera popularisée par Marianne Oswald.
Avec le Gilles (Jean Villard) du duo Gilles et Julien, il en commit quelques savoureuses telles La ronde des métiers, La bourrée du Diable ou cette pochade : la Vierge Éponine qui nous ramène deux heures moins le quart avant Jésus-Christ.
Après ça, on se prend à regretter que l'homme n'ait pas commis de péplum.
Voici l'occasion d'un ultime coup de chapeau aux Frères Jacques dont le dernier membre, Paul Tourenne, a déserté la vie le 20 novembre dernier.