vendredi 6 juillet 2018

Reprises d'été : du rebetiko au surf rock

Surf rockers primitif
Voici l'histoire d'un morceau bien connu des amateurs de rock qui se trouva universellement popularisé par l'ennuyeux Tarentino : Misrilou (l'Égyptienne).
Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que cette très célèbre descente de stratocaster a pour origine rien moins qu'un rebetiko enregistré en 1927 par un certain Michalis Patrinos. 
Un autre Grec, de New-York celui-là, Nick Roubanis, n'hésita pas à s'attribuer abusivement la paternité de cette mélodie traditionnelle une quinzaine d'années plus tard.
Son thème ? Rapportons-nous au Mille et une nuits : Shéhérazade dit au Sultan : «Sire, je vais vous raconter l’histoire de Misirlou. Il y avait autrefois un riche marchand qui se rendit en Égypte pour affaire. Il y rencontra une femme d’une beauté ensorcelante. Pour elle, il composa une chanson d’amour…»
Et voilà le travail :



 
Devenue danse populaire aux États-Unis, Richard Monsour, jeune bostonien d'origine libanaise et plus connu sous son pseudonyme de Dick Dale, l'immortalisa en un surf rock retentissant qui assurera sa renommée. 

Sa version de la mélodie méditerranéenne sera ensuite reprise par les Beach boys, les Trashmen, les Ventures, Jan and Dean, les Rumblers, Link Wray, etc, etc...

Le voici, avec ses Del Tones, dans une séquence du film A swinging affair.
C'est tellement du playback qu'on se demande forcèment où est passé le saxo. Mais on ne peut qu'admirer le jeu de jambes.



Et en français ?
Entre ici, Dario Moreno, toi qui roulait si bien tes R :





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