dimanche 14 septembre 2014

Sa dernière envolée

Un fantôme hante le Bar des Sports de la place Robespierre à Montreuil.


Lui qui avait si souvent chanté les vieilles chansons de taulards, il a donc tiré sa révérence y'a deux jours.
Du coup, envie de s'en remettre une couche avec une autre chanson de Bruant chantée magnifiquement en son temps par Simone Bartel.



Et encore celle, moins connue, écrite par Albert Londres après son reportage à Cayenne en 1923 et dont on retrouve d'autres versions sur ce lien




Adieu l'ami.

Ps : Ironie du sort et sale temps pour les calibres, j'apprends la mort, le 17 septembre dernier, de Juan Carlos Lera, guitariste, chanteur et fondateur du mythique groupe punk de Barakaldo (Bizcaye) PARABELLUM. Adios tambien !



Adios Schultz !

Départ d'un beau mec.
 Y'a des jours où on a pas envie de faire des phrases.
Vendredi donc, on a appris la réjouissante disparition du pasteur Ian Paisley et, 
 juste après, celle de Schultz.
Alors, juste en souvenir, cette chanson de Bruant avec un clin d’œil à Azdru qui l'enregistra : A la Roquette
(Si Tilidom déconn' on peut la télécharger en cliquant là.)

jeudi 11 septembre 2014

Les bals clandestins

 
On dansait donc sous la botte du Maréchal gâteux et des hordes de touristes en feldgrau.
Un chouette documentaire sur les bals (plus ou moins) clandestins durant l'occupation.
C'était sur France Culture en janvier 2014, avec entre autre témoignages, celui de Marcel Azzola :


mardi 9 septembre 2014

Les primitifs du futur



A la base, il y a Dominique Cravic, éminent guitariste de blues, de jazz, de musette et de bien d'autres choses de bon goût. Collectionneur de 78 tours, il croise une autre névrosé atteint par la même maladie, le dessinateur américain Robert Crumb, lui-même banjoiste et pianiste à ses heures (mais ça, vû les superbes illustrations des pochettes, vous aviez sans doute deviné que le gars était dans le coup). Ces deux-là, devenus complices, vont aller vadrouiller les marchés aux puces à la recherche des trésors à trois balles.
C'est l'écoute des vieux musettes des années 20 ou 30 qui convertira Crumb à cette musique juste avant son déménagement de Californie au Sud de la France.
Du coup, les deux lascars vont s'acoquiner avec toute une bande de zicos hétéroclites pour monter leur groupe de World Musette : Daniel Huck, saxophone, scat, Jean-Michel Davis, vibraphone, xylophone, Daniel Colin, accordéon, bandonéon, Faye Lovsky, ukulélé, taramin et scie musicale et Claire Elzière, chant, ainsi qu'une brochette d'invités variés parmi lesquels on retiendra, entre autre, l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau.
 



Les Primitifs, ce sont des morceaux classicos ( blues, ragtime et jazz, des années 20-30, vieux musette parisien…) revus et corrigés avec aussi des créations écrites par Cravic dans lesquelles il met toujours un travail de recherche, d’archivage, de gimmicks repris à partir de vieux 78 tours, des compos pleines de poésie et d'émotion, souvent empreintes d’une certaine nostalgie qui ne se prend pas pour autant au sérieux.

C'te bande là n'a produit que six disques en 25 ans. Toujours illustrés par devinez qui ?


samedi 6 septembre 2014

T'es ok ?

Une oeuvre de M. Plé, artiste ès carrefours giratoires .


   La France, quoiqu'à jamais pays de M. Poujade, est ce nonobstant celui des ronds points (30 000 paraît-il).
Et bien que nous venions de perdre la tête du classement de consommation d'anxiolytiques et autres neuroleptiques (Ah! Sinistrose, quand tu nous tiens ! ), et que la gastronomie française a pris un sacré coup sur le museau après la tragique affaire Findus (limitée, fort heureusement, à quelques entrepreneurs véreux...), voilà bien une spécialité locale dont l'axe expansionniste sino-arabo-germanique aura bien du mal à contester le leadership !
Que d'efforts fournis depuis la première rose des vents bitumeuse, place de l'Etoile !

    On voit bien aujourd'hui que les ronds points sont en quelque sorte la concrétisation du pouvoir de nos édiles locaux (cela se vérifie à l'échelle, bien sûr : pour le Grand Paris, un Grand cercle de métropolitain) : un changement de majorité, et on voit pousser un peu partout ces carrefours gironds. On serait presque tenté de dire qu'en dehors du concours  de la plus belle ville fleurie, la réalisation des ronds points est sans doute la dernière promesse politique tenue dans ce pays.
Quant à concrétiser la Z.A.C. en projet tout autour, n'en demandez pas trop : y a plus un flèche.
On reste donc en l'état avec un îlot à culs de sac viabilisés. Viabiliser, c'était bien là l'essentiel.
    Nos élus ne manquaient pourtant pas de suite dans les idées : ce cercle de goudron et de béton n'était que la première étape pour moderniser la stratégique entrée de ville, ce qui n'allait pas manquer d'impacter l'économie toute entière du coeur de ville : ainsi l'un proposait un casernement à pandores, et l'autre, à pompiers ; l'un vantait les vertus des boulangeries franchisées, l'autre les joies de la parapharmacie ; l'un demandait un nouvel hôpital psychiatrique, l'autre une maison de retraite flambant neuve ; et les écologistes s'écharpaient sur les mérites comparés du parc éolien et du champ à panneaux solaires... De quoi mener de prodigieuses batailles politiques au conseil municipal...Enfin, vous connaissez la chanson, faîtes votre jeu de l'oie.
Las, c'était et c'est toujours la crise.
Mais ce qui est fait n'est plus à faire : on aura au moins fait notre rond-point. 

Bref.

    Le fantaisiste Philippe Blanchard dit "Katerine" ( ici avec son groupe Francis et ses peintres) s'empare du sujet et nous livre par la même une lecture contemporaine de l'Utopie Disco : une reprise d'Ottawan, groupe produit en son temps par l'inspiré Daniel Vangarde (sic), par ailleurs parolier de la Compagnie Créole et géniteur d' un des piliers du disco post-moderne.
     Le clip à été tourné à la Haye-Fouassière, petite ville de Basse Loire (pardon de Loire Atlantique) non loin des Deux-Sèvres où naquit M. Blanchard.
Nous reprenons ici telles quelles les éclairantes explications sur ce rond point sur la page Wikipedia consacrée à la commune :

"Rond-point de l'Espace : suite à la construction d'un rond-point à l'entrée de la commune, près de l'usine LU, le conseil municipal, afin de faire connaître leur commune, décide d'embellir ce rond-point d'un décor faisant la différence avec les autres ronds-points des communes avoisinantes et leur décor de pressoir à vin. En 1993, il est décidé de créer un décor futuriste, une soucoupe volante de cinq mètres de diamètre entourée de trois spationautes de deux mètres de hauts portant chacun un emblème de la commune : une fouace pour le premier, une bouteille de muscadet pour le second et un Petit beurre pour le troisième. L'histoire veut que cet engin spatial fasse ces provisions de nourritures avant de quitter la Terre pour un voyage galactique à La Haie-Fouassière.Le rond-point se nomme le « rond-point de l'Espace » et son décor a coûté à l'époque 800 000 francs. La soucoupe s'illumine de différentes couleurs à la tombée de la nuit.L'objectif premier du maire de l'époque a été atteint, puisque ce rond-point a été l'objet de reportages télévisés populaires tels que Combien ça coûte ? et Y'a pas photo."

Gageons que M. Blanchard n'a pas choisi ce rond-point par hasard.






    Et en bonus, la réalisation d'une oeuvre de M. Plé, pour un rond-point de la ville de Kourou :




jeudi 4 septembre 2014

Une victime de l'été pourri : Pierre Vassiliu

 
On l'aimait bien, le Pierrot qui nous a quitté le 17 août dernier.
Né en 1937, il aura son énorme tube en 1973 avec une reprise de Chico Buarque, l'immortel "Qui c'est celui-là?" Cette chanson l'a enfermé à perpétuité dans un statut d'amuseur public mais lui permettra d'en vivre pour le restant de ses jours.
Pour en savoir sur le bonhomme, on peut se reporter à son site perso : http://www.pierrevassiliu.com/
Passé en conseil de guerre pour démoralisation de la troupe pendant la Guerre d'Algérie, ayant à son actif une première partie des Beatles à l'Olympia, il traversera des périodes de dèche et d'oubli au début des années 80
Ces dernières années, il était le parrain d'un petit festival sympa et gratos à Mèze, sur l'étang de Thau.
C'est peut-être son goût pour l'Hérault qui lui inspira cette chanson gaillarde, style dans lequel il s'illustra particulièrement.




 Ci-dessus son premier disque de facture "sérieuse" et son premier succés en 1963


Pierre Vassiliu ~ Charlotte ~ {audio} par brotherdavid

mardi 2 septembre 2014

émission de septembre : Du fric !

Tout étant dit ci-dessus, y'a plus qu'à balancer le programme :
Boris Vian                           Ah, si j'avais un franc cinquante
Les Frères Jacques             Le Fric
Charles Trenet                    Le truc du pognon
Bernard Lavilliers              Les aventures extraordinaires d'un billet de banque
Gilles & Julien                    Dollar
Damia                                  Dans la dèche
Tramel                                 Un million
Maggie Fred                        Les loins du pèze
Devinette :                           La java de Doudoune
La chanson du dimanche   Super pouvoir d'achat
3 Lignes de bling                Le grand krach
Jean Constantin                 Le pacha
Oberkampf                        Tout ce fric
Robert Rocca                     Les impôts
Catherine Sauvage            Mets deux thunes dans le bastringue

Vous connaissez le truc, ça se trouve à cette adresse