mardi 2 juin 2015

Asphalt Jungle

Ils ont d'abord trouvé un nom issu à la fois d'un roman noir de W.R. Burnett et d'un film classique de John Huston.
Ils ont été créés, en 1976, par Patrick Eudeline, rédacteur à Best, un des deux titres de la presse rock en France en cette époque dénuée de fanzines.
Se réclamant des dadaïstes et de Burroughs, Eudeline était obsédé par la scène de Detroit (Stooges, MC5, Frost...), ainsi que par certaines figures particulières du rock ’n’ roll, comme Vince Taylor, Lou Reed ou les Flamin’ Groovies.
Suite à une premier concert à Noisy-le-sec, qui s'est terminé par des jets de canettes de la part du public, Eudeline s'associe avec Rikki Darling (Eric Feidt de son vrai nom), guitariste transfuge de Métal Urbain.


Nos deux dandys, rhabillés sixties, vont s’entourer d’un panel fluctuant de musiciens pour donner naissance à Asphalt Jungle, groupe punk allant explorer un terrain musical à peine naissant en France, a l'instar d’autres petits nouveaux tels Métal Urbain, Stinky Toys, ou Guilty Razors, qui gravitaient autour des scènes parisiennes.
Très parisiennes, trop même....
Malgré de petits bijoux, la production de leurs trois 45 tours est rachitique et les paroles à peu près incompréhensibles.
Seraient-ils arrivés trois ans avant qu'ils eussent été adulés, cinq ans plus tard, ils auraient eu une place de choix au sein de la scène garage néo-sixties.

Leur troisième EP Poly Magoo :


Ils se sont séparés en 1979.
Quant à Eudeline, il écrit et joue de temps en temps. Il est aussi le seul survivant de la bande.

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