Micha, notre invité, avait décidé de nous faire vivre une virée dans les cabarets rive gauche des années soixante.
En se basant sur la fête des dix ans de La Colombe, en 1964, voici le programme avec des connus et des pas connus.
Ça gratte, ça saute et c'est normal : c'est du vinyle.
Jacques Serizier La poubelle
Jean Arnulf Point de vue
Paul Barrault Quand elle te renverra
Pia Colombo Un soir de mai
Francesca Soleville Paris-Cayenne
Bobby Lapointe Fantaisie
Guy Béart Saute au paf
Jean Ferrat Le sabre et le goupillon
Maurice Fanon Avec Fanon
Éva Comme les blés
Mouloudji Le père absinthe
Pierre Perret Le plus mauvais d'entre nous
Magali Noël L'anguille
On trouvera l'émission sur le site de la radio.
mardi 7 juillet 2015
samedi 4 juillet 2015
Juillet : ce sera la fête à Micha
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| Les deux seuls portraits connus de Micha |
C'est aussi un anar indécrottable qui trimballe avec lui une collection de disques épastrouillante.
C'est encore un gars qu'a traîné les cabarets de la rive gauche bien avant que les yé-yé n'aillent enterrer tout ce beau monde.
Alors, ce mois-ci, on se fait le plaisir d'inviter Micha avec sa sélection de chanteurs de derrière les fagots et des souvenirs de La Colombe.
Il débarquera le lundi 6 juillet à 18h à Radio Canal Sud (92.2 ou canalsud.net ).
Et une chanson de sa belle jeunesse
jeudi 2 juillet 2015
Et hop ! Un petit tour à la BNF et dans les cabarets
Chanson Boum, c'est une émission d'Hélène Azéra, tous les dimanches de 23h à minuit, sur France Culture.
Ce 6 avril 2014, on y causait de la BNF, du million et quelques disques qui y sont conservés et des 200 000 qui sont en cours de numérisation (ceux d'avant 1962 pour cause de droits d'auteur).
L'invité, le conservateur Lionel Michaux avait amené quelques joyaux jamais parues en cd. On entendra donc Marthe Chenal, Patachou, Dora Stroeva, Laura Betti, Dany Dauberson, Maréchal, Mary Marquet.
Au passage, on en apprendra quelques petites chose sur le support et la conservation de nos chansonnettes ainsi que sur leur mise à disposition publique...sous forme payante ! ( vous z'attendiez à quoi d'autre ?)
Et comme on est pas chiens, un extrait de l'excellent documentaire d'Yves Jeuland consacré aux cabarets d'après-guerre : Il est minuit, Paris s'éveille.
lundi 29 juin 2015
Magali nous fait de la peine
Encore raté !
Magali Guiffray, dite Noël, née à Izmir en 1931, nous a abandonné à notre sort le 23 juin dernier.
Outre une carrière de chanteuse gentiment scandaleuse, elle aura joué dans plus d'une centaine de films à partir de 1951, même si elle n'a été vraiment remarquée qu'à partir du film de Jules Dassin Du rififi chez les Hommes (1955).
Alors, madame, vous qui nous fîtes marrer, rêver, fantasmer, voire même râler (qu'alliez-vous faire dans ces navets ?) recevez nos hommages.
Certes, quelques peu tardifs.
Un extrait de l'opéra (assez foireux) de Vian "La Bande à Bonnot"
Et une der des der pour la route : du film "Du rififi chez les hommes" de Jules Dassin Simonelli (1955) où elle interprète Viviane.
Magali Noël - Rififi - 1955 par couleurdefrance2007
samedi 27 juin 2015
Évariste : aliénation et hiérarchie
On a déjà évoqué le cas de Joël Sternheimer, docteur en physique théorique à Princeton, devenu chanteur pop sous le nom d'Évariste pour mai 68.
On notera, sur ce qui suit que notre gars, cofondateur du label artisanal "expression libre" avec Dominique Grange, était passé d'une pop délirante à la chanson à texte d'apparence plus classique.
Le côté gauchiste de notre sympathique personnage étant attesté par ce soin, cette passion, à se définir CONTRE ou ANTI (l'Anti-Antoine, l'Anti-Dutronc) à l'instar des multiples chapelles politiques de cette décennie.
Mais revenons à la perle rare : à placer quelque part entre Grothendieck et les Shadoks, voici une démonstration scientiste de l'écroulement prochain de la hiérarchie visible sur cette vidéo réalisée par Yves-Marie Mahé en 2012.
Ça vaut son pesant de nouilles au beurre, surtout la confrontation avec Louis Pauwells qui joue sans se forcer le rôle du vieux con de service.
Le tout fait un peu plus de 20 minutes.
Pour rappel du baroque de notre physicien, semble-t-il toujours en activité, une mise au point aux fans datant de 1967.
lundi 22 juin 2015
Le blues du travailleur : Gaston Couté et la Marine
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| Le port de Binic bien avant son fameux festival de rock |
Mais quelle mouche a-t-elle piqué Gaston Couté, auteur des champs, de commettre une chanson de marins ?
Faut dire que question dur labeur, les pêcheurs de Morue au large des côtes américaines n'avaient rien à envier aux mineurs de fond ou aux ouvriers agricoles courbant l'échine sous le soleil d'août.
La version ici présente n'est pas la plus connue, celle de Marc Robine, mais une autre assez enlevée de Pierrot Noir sur un disque, assez original, de 2003.
Les Terr' Neuvas enregistré en juin 2003.
vendredi 19 juin 2015
On a chanté les condés
L'Herbe Tendre est heureuse de vous annoncer la sortie du livre "Quand la police nous fait chanter", anthologie francophone et chronologique illustrant les rapports, aussi riches que variés, entre la population et les forces de l'ordre
censées l'encadrer.
C'est édité par l'amicale des chansonniers amateurs bénévoles (sic) et ça se trouve en fouinant un peu. 93 pages de poésie pure.
On navigue du Roman de la Rose (en 1275, déjà) à Zone Libre, de Charles Le Page à Caussimon, d'Eugéne Pottier au GAM, des Mazarinades aux graffitis contemporains et moult etc.
On se prend à découvrir des gens que l'on n'attendait pas là, plaisantes surprises, à chercher les absents, souvent en vain, à se bidonner sur le glossaire ou sur la rubrique "la police par elle-même".
Tout ça étant richement pourvu en illustrations.
L'ouvrage indispensable aux ennemis des cognes. Pour ne pas bronzer idiot avant d'aller bronzer rayé.
Citations :
Les bois de lit appellent les gendarmes
Qui ne veulent pas détacher les pendus
Il n'y a pas souvent de pendus mais les gendarmes
On les pend de temps en temps
Et ce n'est pas dommage.
Benjamin Péret (1927)
Lorsque la police avoue son impuissance, je me sens tout ragaillardi : il y a de l'espoir.
Romain Gary (1967)
Suivi de l'inévitable classique de 1967, joué par les Equals, groupe british rythm' n blues, mods atypiques et métissés menés par Eddy Grant (qui fera son retour avec du reggae poussif dans les années 80)
| On a chanté n'importe qui, en fait |
C'est édité par l'amicale des chansonniers amateurs bénévoles (sic) et ça se trouve en fouinant un peu. 93 pages de poésie pure.
On navigue du Roman de la Rose (en 1275, déjà) à Zone Libre, de Charles Le Page à Caussimon, d'Eugéne Pottier au GAM, des Mazarinades aux graffitis contemporains et moult etc.
On se prend à découvrir des gens que l'on n'attendait pas là, plaisantes surprises, à chercher les absents, souvent en vain, à se bidonner sur le glossaire ou sur la rubrique "la police par elle-même".
Tout ça étant richement pourvu en illustrations.
L'ouvrage indispensable aux ennemis des cognes. Pour ne pas bronzer idiot avant d'aller bronzer rayé.
Citations :
Les bois de lit appellent les gendarmes
Qui ne veulent pas détacher les pendus
Il n'y a pas souvent de pendus mais les gendarmes
On les pend de temps en temps
Et ce n'est pas dommage.
Benjamin Péret (1927)
Lorsque la police avoue son impuissance, je me sens tout ragaillardi : il y a de l'espoir.
Romain Gary (1967)
Un titre du père François qui n'a pas pris une ride. C'était pas mieux en 1979.
Suivi de l'inévitable classique de 1967, joué par les Equals, groupe british rythm' n blues, mods atypiques et métissés menés par Eddy Grant (qui fera son retour avec du reggae poussif dans les années 80)
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