lundi 6 octobre 2014

L'herbe soir-ce

A 18 h

 

Jean Dieuzaide,L'équipe, Vieira de Leiria, Portugal, 1954.



  Une émission plus ou moins flottante comme d'habitude.
  Comme annoncé, une bande-son consacrée à la mer, à ce qui s'y pose dessus, à ceux qui nagent dedans. Une sélection délicate, vu l'ampleur du sujet.
   Faute de temps, vous échapperez à l'horreur qui suit. Du moins pour ce soir : la vague bleu marine brune arrive méchamment en déferlante...






vendredi 3 octobre 2014

Georges Dor, le blues du travailleur


Georges-Henri Dore est né à Drummondville en 1931, il est mort en 2001.
Réalisateur à Radio Canada et collaborateur au journal Libre Nation.
Romancier, traducteur, auteur dramatique, poète, il entame sa carrière de chanteur en 1964.
La complainte de la Manicouagan, chanson issue de son premier disque en 1966 et vite rebaptisée "La Manic", connaîtra une popularité sans précédent.
Lettre d'un ouvrier envoyé sur construire un barrage, cet exemple de cafard du travailleur sera repris par Léonard Cohen, Bruno Pelletier, Jean-Marie Vivier, Adamo et bien entendu Pauline Julien pour une superbe version.



Merci à La crevaison ! de m'avoir rappelé cette chanson. 
N'étant pas Canadien, j'ai souvenir d'enfance de m'être longtemps interrogé sur cette mystérieuse "Manic" (Un pénitencier ? Un bateau ? Une caserne ?) sans jamais avoir vraiment cherché le fin mot.
Comme quoi la force d'évocation de la poésie peut prendre le pas, sans gêne, sur toute explication rationnelle.
Pour la curiosité, on trouvera là, une analyse un chouïa cuistre mais tout à fait détaillée du texte.

lundi 29 septembre 2014

Octobre à l'eau

Ce soir on aime la Marine

Moby Dick de John Huston
 
C'est en buvant un coup avec notre pote Emkine (celui-là même qui est originaire d'Odessa) qu'on a décidé de se pencher sur les chants de marins. Rien de plus indiqué qu'un mois d'octobre pour le dédier aux mutins de Kronstadt ou de la Royale.
Et de tout ce qui flotte, donc...
La prochaine émission de l'Herbe Tendre se tiendra donc le lundi 6 octobre à 18h pétantes sur canalsud. net ou 92.2 FM.

Et puisqu'on en est à Kronstadt, un classique d'un chanteur dont on a appris à sa mort qu'il n'avait jamais été stalinien (la preuve, il avait enlevé la moustache !).

jeudi 25 septembre 2014

Albert Vidalie et Eugène Sue


Le poète, écrivain, homme de radio ("Mandrin") et scénariste Albert Vidalie (25/05/1913- 8/06/1971) a écrit des dizaines de chansons pour le tout-cabaret de la rive gauche. Jugez-en plutôt : Serge Reggiani ("Les loups"), Monique Morelli, Juliette Gréco, Germaine Montéro, Yves Montand ("Actualités"), Jacques Douai ont été quelques-uns de ses interprètes.


C'est en décembre 1954 au théâtre La Bruyère qu'est créé sa pièce : "Les Mystères de Paris", inspirée du roman feuilleton d'Eugène Sue de 1843.
Ce mélodrame en neuf actes est traversé de chansons comme un "opéra de quat' sous" qui se situerait dans les bas-fonds de la capitale.
Le disque tiré à l'époque ( R Supp 3363 et R Supp 4378 à la BNF) est, à ma connaissance, devenu introuvable.


Par contre, certains refrains ont connu une bonne fortune. Comme ce "Tu s'ras putain ma fille, tu s'ras voleur mon gars".
La version qui suit est tirée du disque de l'émission de Philippe Meyer "La prochaine fois, je vous le chanterai" et interprétée par deux comédiens de la Comédie Française, Christian Blanc et Serge Bagdassarian. 
Suffit désormais de cliquer sur ce lien.

Post-scriptum : On profite de cette version pour vous rappeler la fabuleuse "Complainte du Bon-Pasteur" écrite par le même Albert Vidalie et chantée par une grandiose Germaine Montéro.

lundi 22 septembre 2014

Musiciens des rues de Paris

Et un blog d'archives

 




150 cassettes de concerts et de documentaires radio en cours de numérisation par un passioné de la chose. Un blog dédié à la musique populaire : c'est donc le site Archives Sonores.
Sur le lien, on vous envoie deux heures trente d'émissions et un cd à télécharger consacrés aux chanteurs de rues de Paris.
Voilà une excellent initiative.
Un grand merci à Christian D.

samedi 20 septembre 2014

Hommage aux viticulteurs...


... En ces temps de vendanges.
Et aussi aux CAV, Comités d'Action Viticole, héritiers des vignerons du midi rouge de 1907.
Auteurs d'une bataille rangée contre les CRS à Montredon*  et d'une trentaine de sabotages de 1976 à 2014 (y compris des vraiment pas clair comme, par exemple le dernier en date à Bessières qui servit de couverture à un superbe braquage)
En 1973, Khadafi leur envoya même un émissaire pour proposer de les financer, offre qui fut déclinée par les travailleurs du pinard.
Claude Marti enregistra ce titre en 76 dont voici la traduction :
Nous sommes en paix et il faut faire guerre
A minuit il faudra partir
Tout à l'heure, à la barrière
Nous nous retrouverons dix-huit.
Sachant bien que sur d'autres routes
Marchent ceux du Minervois,
De Carcassonne et de Corbières,
Nous sommes les commandos de la nuit.
Alors que la loi nous étrangle
Nous défendons nos enfants :
Ils vont brûler sur la route nationale,
Les camions des trafiquants.
Nous n'avons pas eu peur du Tigre
En 1907 :
Nous nous moquons comme d'une figue
Des menaces de Ponia .
Languedoc , si ceux qui travaillent
Un jour se prennent par la main
Il est sûr que dans la bourrasque
Quelque chose de neuf luira.
En attendant, sur d'autres routes
Marchent ceux du Minervois,
De Carcassonne et de Corbières,
Nous sommes les commandos de la nuit

  


Cette chanson reste toujours chantée dans les fêtes de village et bistrots de la région.
Enfin, n'oublions pas ce slogan d'époque : "Bourrées à toute heure, soutien aux viticulteurs!"

* Dans le  département de l'Aude. Résultat du match: 1 mort partout et une tombe régulièrement bousillée, celle du flic que des crétins ont eu l'idée géniale et très républicaine de coller à côté de celle du vigneron.

Évidemment, youtube ayant fini par censurer la chanson, on vous refile donc un film rare et entier ici

mardi 16 septembre 2014

Valérie Ambroise chante Carco (2)

Et ça gratte... 

Merci à Janick49 pour ce poème triste.


Le gars Carco, ici, bien entouré. On paye une binouze à qui identifiera le gars de droite (sur la photo, bien entendu). Moi, je cale.