mercredi 5 février 2014

émission de février 2014 : Dans les villes

Vladimir Vissotsky          Marseille
Jean-Roger Caussimon   Ostende
Michel Colucci                Le blues de Clermont-Ferrand
Henri Salvador                Hénin-Liétard / New-York
Les Malpolis                   Paris, Paris
Jacques Higelin               Paris / New-York, New-York / Paris
Alain Leprest                  D'Osaka à Tokyo
Olatundi Babatunde        Le chant du cheminot
Claude Nougaro             Y'avait une ville...
Roger Riffard                  Napoli
Catherine Sauvage          Bilbao song
Bourvil                            Nénesse d'Epinal
Serge Reggiani                Paris, ma rose
Parabellum                      Ilôt Amsterdam
Les VRP                         Alexandrie 

Et c'est toujours écoutable, ou téléchargeable sur ce bon vieux lien
...Et y'a plus rien

mardi 4 février 2014

Et parfois Béranger passait à la télévision

Enfin, disons que cette version d'octobre 1971 du "Monument aux oiseaux" est un document exceptionnel par la rareté des passages du bougon Béranger au petit écran.
Voilà qui nous fait l'occasion de voir sa bonne bouille, à l'âge de 34 ans, pour ce titre tiré de son deuxième disque, "ça doit être bien..."


vendredi 31 janvier 2014

UN BARBU PHOTOGRAPHE




1937, 1938, 1939. Le temps du Front populaire et des premiers congés payés. Dans les auberges de jeunesse déferlent des jeunes de tous horizons. Pierre Jamet est de ceux-là. Avec son appareil photo, lui qui avait « une tendresse particulière pour Doisneau » va saisir ces instants de joie, de partage, d'amitiés.
C'était juste avant la guerre. On croise dans ses photos des jeunes gens qui disparaîtront dans les camps, d'autres qui entreront en résistance, d'autres encore qui feront d'illustres carrières. Pierre Jamet, lui, sera surtout connu pour être l'un des Quatre Barbus...
...Dont on vous repasse ce délice de Francis Blanche d'après "Tristesse" de Chopin


 

On pourra aisément constater sur ces photos que cette belle jeunesse là était bien moins prude que ce qu'on se plaît à nous en dire.
La galerie photo légendées se trouve dans un article de mediapart

mardi 28 janvier 2014

  L'ultime casserole

En pensant à John Kennedy Toole



      Il y a sans doute parmi nos aimables lecteurs, des "chanceux" ignorant encore tout de Pierre Billon et de sa fameuse Bamba triste.
     Cette chanson fit un carton il y a quelques années sur le net quand un habile archiviste la sortit des placards de l'INA.
       Ami d'enfance de Sardou, Billon collabora avec le chanteur du France dans les années 70 puis avec notre Johnny  national. Jeté par Hallyday, il composa cette drôle de bamba amphétaminée pour consommer la douloureuse rupture.
    On ne rappellera jamais avec assez de force les ravages que provoque la drogue.
   Pierre Billon est par ailleurs le compositeur du générique de l'émission télé Des chiffres et des lettres et, ce qui ne gâche rien, le fils de Patachou et le filleul de Brassens... C'est aussi cela, l'histoire de la chanson...






    On pourra retrouver une interview du zigue parlant de cette bamba ici-même .




 

samedi 25 janvier 2014

MAGALI NOEL se déchaîne

En mai 1956, Michel Legrand ramène des États-Unis quelques disques d'un genre qui fait fureur : le rock and roll. Bien qu'hostile à ce nouveau rythme, qu'il assimile à « une sorte de chant tribal ridicule, à l'usage d'un public idiot », Boris Vian décide de le parodier.
 En octobre 1956, c'est au tour de Magali Noël d'immortaliser des rocks « pionniers » de Boris Vian (musiques d'Alain Goraguer) : Strip-rock, Alhambra-rock, Rock des petits cailloux (un clin d'œil aux Petits pavés de Paul Delmet) et, surtout, Fais-moi mal, Johnny, « le premier rock sado-maso », selon Georges Unglik, dont l'action est jubilatoirement commentée par un voyeur, Boris Vian lui-même (« Il va lui faire mal, il va lui faire mal ! »). Géniale chanson qui permet d'apprécier l'interprétation toute en nuances de Magali Noël
Pour Boggio, « Magali Noël et Boris se sont entendus pour produire une sorte de contre-pied féminin au machisme du rock américain. En un sens, Fais-moi mal, Johnny est même un rock pré-féministe. Une femme crie son appétit. Cela change. »
Johnny : un prénom à la mode dans les chansons du milieu des années 50, bien avant qu'un certain Jean-Philippe Smet ne s'en empare... Édith Piaf le popularise dès 1953 avec Johnny, tu n'es pas un ange, puis c'est Johnny guitare, le thème du western de Nicholas Ray dont Peggy Lee fait un standard. En 1956, Boris Vian écrit Surabaya Johnny pour Catherine Sauvage, d'après un song de Bertolt Brecht et Kurt Weill. Le Johnny de la chanson de Magali Noël s'ajoute donc à cette galerie de « mecs », mauvais garçons ou voyous au grand cœur...



C'est sur la scène de l'Olympia, à l'occasion d'un mémorable Musicorama, que Magali se rend compte de l'impact de ses chansons. Sa tenue conforte son image de vamp : « J'avais une robe en dentelles, vert acide, tout à fait comme les robes que portait Marilyn, des robes assez décolettées avec des petites bretelles... Je portais des talons très haut et j'étais très rousse. C'était démentiel ! »
Deux minutes avant d'entrer en scène, un responsable d'Europe n° 1 vient la voir, l'air désolé : « Magali, les chansons de votre répertoire sont à l'index... Si vous voulez les chanter, il vous faudra remplacer les passages osés par "C'est censuré", ou alors ne rien dire... » D'abord paniquée, Magali accepte le défi : « Je rentre en scène et j'attaque avec Le rock des petits cailloux. Ça ne se passe pas trop mal. J'enchaîne avec Strip rock et enfin avec Fais-moi mal, Johnny. Et là, au lieu de dire : "Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny / Envoie-moi au ciel, zoum !", je chante : "Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny / C'est censuré, zoum !" Et toute la chanson comme ça ! »
Il y a de l'électricité dans l'air... « La moitié de la salle commence à me siffler, à m'envoyer des papiers et même des tessons de bouteilles. C'était affreux, mais l'autre moitié m'applaudissait ! Je me suis brusquement rendue compte que j'étais devant des gens déchaînés et j'avais les jambes qui commençaient à trembler... » De part et d'autres des coulisses, Gilbert Bécaud et Eddie Constantine l'encouragent : « Tiens le coup, Magali, tiens le coup ! » « Alors, je suis restée jusqu'à la fin de mon tour de chant et j'ai même quitté la scène en envoyant des baisers au public, sous une pluie de hurlées... C'était extraordinaire ! »

 


mercredi 22 janvier 2014

émission de janvier 2014 Reprisés !

Ce coup-là, que des reprises : en français de chansons d'ailleurs et le contraire avec des détournements aussi. On trouvera donc

Nino Ferrer            Mao y yo
Danyèl Waro          La mauvaise réputation
François Béranger  Blues parlé du syndicat
Billie Holiday          My man
John Guy Mitchell   Fauché
Un chevalier des arts et lettres balbutiant "La javanaise"
Boris Vian               Mozart avec nous
Nirvana                   Seasons in the sun
René Binamé           L'heure de la sortie
Patrick Denain         Les gosses rouges
Koshiji Fubuki       Les amoureux des bancs publics 
Nani Svampa           La herba matta
Arno & BJ Scott     Baltazarrrr

Comme toujours écoutable et téléchargeable à l'adresse de la radio

mardi 21 janvier 2014

HIGELIN et l'insécurité

Le grand dégingandé nous rappelle à quel point fichage et saine haine de la maison poulaga étaient déjà vivaces il y a une trentaine d'années. 
C'est tiré de l'album (1985) époque où le jacques était en grande forme et ça reste tellement actuel...