mercredi 18 janvier 2017

Rimbaud (5) par Mouloudji et toujours par Ferré


Le jeune Arthur Rimbaud s'est fait paysagiste dans ce poème publié en 1872 dans la revue La Renaissance littéraire et artistique.
Au vu des massacres perpétrés dans la région de Charleville, on se représente plus une scène d'après la bataille de la guerre franco-prussienne de 1870 qu'une image la Commune de Paris qui se déroula fort loin des hameaux et des chemins borgnes.

Mouloudji l'a chanté en 1957 sur une musique de Charles Trenet
Voici sa version
Curieusement, il a supprimé les deux premières strophes :

Seigneur, quand froide est la patrie,
Quand, dans les hameaux abattus,
Les longs angélus se sont tus…
Sur la nature défleurie
Faites s’abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux.

Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids !
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous
Dispersez-vous, ralliez-vous

Léo Ferré en refit une adaptation, cette fois intégrale, en 1964, sur l'album Verlaine et Rimbaud.

2 commentaires:

  1. Encore un de ces poèmes que je ne peux lire ou réciter sans que la musique et l'interprétation de Ferré vienne systématiquement ajouter sa chanson à ma scansion.

    Mais aussi sans qu'une scène de La Bande à Bonnot de Fourastié (que vous n'avez pas apprécié) me vienne en tête, où Jean-Pierre Kalfon alias Garnier le dit sur une route déserte au milieu des champs glacés, en attendant que la limousine que la bande va voler après avoir fait un triste sort à ses occupants, se pointe à l'horizon.

    Il est au demeurant tout à fait de saison, et ne dépareille pas une promenade à la campagne en ces jours hivernaux.

    Je le trouve sublime.

    RépondreSupprimer
  2. Décidément, faut que je revoie ce film. Cette scène m'était complètement sortie de l'esprit.
    J

    RépondreSupprimer