vendredi 3 avril 2015

Mac Orlan, auteur

Mac Orlan avec Juliette Gréco et Gilbert Roussel, chez lui, en 1964

Pierre Mac Orlan (né Pierre Dumarchey, 1882-1970) s'est d'abord lié d'amitié avec Gaston Couté au lycée d'Orléans. Adolescent, il a envoyé ses premiers textes à Aristide Bruant.
Celui-ci, avec son amabilité coutumière, lui conseillera d'acquérir d'abord un peu de bouteille.
Dès son arrivée à Paris, en 1899, il a gagné quatre sous en écrivant des couplets pour quelques interprètes de second ordre.
Sa fréquentation assidue du Lapin agile à Montmartre l'a poussé à persister dans l'écriture de chansons, généralement laissées telles qu'elles, sans musique, dans ses romans.

Extraits d'une entretien avec Max Croce en 1963 
On remarquera à quel point l'anecdote sur "Le temps des cerises" et la Commune est fantaisiste. Tradition orale montmartroise ?



C'est à la fin des années quarante que, poussée par le succès des chansons de Prévert, la Radio Télévision Française a appelé divers poètes (Queneau, Soupault) pour écrire ses programmes.
Mac Orlan fut sollicité pour mener l'émission "La chanson de mes villes" puis "Souvenir de la nuit."
Ne trouvant pas suffisamment d’œuvres à son goût, il a donc décidé d'écrire la matière première du programme.

Présentation, en compagnie de Françis Carco, de ses chansons de soldats (1950). Ces six là sont chantée par Laure Diana, première à enregistrer du Mac Orlan sur 78 tours.



C'est donc à près de 70 ans qu'il a entamé sa grande carrière de parolier.
Au total, il a écrit plus d'une soixantaine de rengaines qui furent éditées en trois volumes.
Mis à part Patrick Denain, les Frères Jacques et Yves Montand (pour un seul titre dans les deux derniers cas), elles seront toutes chantées par des femmes : Laure Diana, Germaine Montéro, Monique Morelli,Francesca SollevilleJuliette Gréco, Simone Bartel, Béatrice Arnac, Barbara, Catherine SauvageMarie Dubas et on en oublie...

Le Dumarchey en accordéoniste (photo André Kerstesz)

2 commentaires:

  1. Mais bordel, quel est donc ce mec qui tient le plafond ?
    E.

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  2. C'est un perchman (en français, preneur de son) qui va pas tarder à avoir une belle crampe.
    Cette photo est gentiment empruntée à l'INA et doit venir de la séance dans laquelle Gréco chante le départ des joyeux lors d'une séance chez Mac Orlan.
    J

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