jeudi 22 janvier 2015

Philippe Val et l'apologie de terrorisme


En ces temps d'union nationale, où le moindre ivrogne, crétin ou simplement énervé se prend des mois de prisons fermes pour "apologie de terrorisme", on aura un malin plaisir à ressortir les archives, quitte à tirer sur une ambulance nommée Val.
Celui-là même qui, lorsqu'il perd tragiquement des potes, va publier ses larmes sur tous les plateaux médiatiques.
Celui-là même qui fut la voix de son maître, le grand éradicateur de France Inter*, le fossoyeur de Charlie Hebdo, qui passa de poil à gratter au statut de journal de la pensée, sinon tout à fait dominante, en tout cas d'une bourgeoisie "décomplexée".
A l'instar d'un bon nombre d'ex gauchistes, Philippe Val a entamé son virage citoyenniste d'abord, puis au service des puissants au cours des années 90, mettant les bouchées doubles après les emmerdes judiciaires de son ex collègue, Patrick Font**.
En cette occasion, Val déclara n'avoir eu aucune connaissance de la vie privée du type avec lequel il venait de tourner pendant la bagatelle de vingt-cinq ans, d'ailleurs il le connaissait à peine.
On ne se permettra pas de donner des leçons, mais entre le silence (voir le cas Noir Désir) et le reniement, il y a plus qu'une nuance. On trouve parfois plus de dignité dans... le milieu varois !
Alors bon, on ressort cette chanson rigolote (car ils surent l'être)  de 1978.
Pour mémoire, le 17 octobre 1977, Andreas Baader, Jan Karl Raspe et Gudrun Ensslin, membres du groupe de lutte armée RAF, sont retrouvés morts dans leurs cellules de la prison ultra-sécurisée de Stammheim. Les deux premiers se sont tirés des balles dans la nuque. Ils seront déclarés "suicidés".



Font et Val Baader par susacacon

Ce rappel effectué, on peut tirer la chasse.

* Il fayotait depuis 1992 en chroniquant dans l'émission de Jean-Luc Hees. Il me revient, entre autre exemple, d'un billet dans lequel il fustigeait les fraudeurs de la SNCF en les rendant responsables des difficultés financières de l'entreprise.  

** Font avait un plan de carrière plus modeste. Il jouait au bouffon, à la mi-journée, sur les mêmes ondes que son collègue qui faisait nettement plus "sérieux".

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