lundi 31 mars 2014

Fréhel

Telle qu'elle est






Paroles de Maurice Vandair et Charlys, musique d'Alexander, créée par Marguerite Boulc'h dite Fréhel en 1936. Vidéo de 1938.


samedi 29 mars 2014

AMSTERDAM par Chris Bailey


Chris Bailey est le merveilleux et attachant chanteur du groupe punk THE SAINTS, qui a débuté à Brisbane (Australie*) en 1976. Après une carrière cahotique en Europe et trois disque qu'on peut sans éxagérer qualifier de chef d'oeuvres il sera largué par son groupe (dont il persistera à conserver le nom**) en 1981 pour se réfugier en France et sortir les excellents "Paralytic tonight.." (qui sera l'acte fondateurdu légendaire label parisien New Rose) "Monkey Puzzle" et "Out in the jungle".
C'est vers 1986 que notre poète, déjà bouffi par l'alcool mais à la voix intacte, débute ses tours de chants au fond des bars, seul avec sa gratte, pour réinterpréter ses chansons ou nous en pondre des toujours plus joliment cafardeuses.
La version anglaise d'Amsterdam a certes été créée par David Bowie mais chantée ici par un Bailey presqu'à jeun, elle perd enfin son côté pompier pour devenir un petit bijou d'émotion. En sus, une énième version de "Let's pretend" par son auteur qui ne peut s'empêcher de la modifier à tous les coups.



* Bailey est natif de Belfast (Ulster) d'où sa vanne sur l'accent australien en préambule d'Amsterdam.
** Du coup Ed Kuepper, l'ex guitariste, montera The Aints, rien que pour l'emmerder !


mercredi 26 mars 2014

Marcel Mouloudji

En voilà un qu'on chérit.
Notre kabylo (par son père) breton (par sa mère) est né à Paris en 1922 et aura tout de même fini à Neuilly à sa mort, en 1994.
Membre dans sa jeunesse des Faucons Rouges (jeunesse SFIO) puis mascotte du Groupe Octobre, il attaquera sa carrière d'acteur en 1936 avec Ménilmontant de Guisart et bien sûr crévera l'écran deux ans plus tard avec Les disparus de Saint-Agil de Christian Jacques.
On trouve tout ça et un bon résumé de sa carrière sur ce site ou chez Tata Wiki
Avec l'ami Prévert
C'est dans l'après-guerre (il aura passé cette dernière soigneusement clandestin en évitant le STO) qu'il se fera un nom dans la chanson poussé par Jacques Canetti. Ce qui ne l'empêchera pas de poursuivre sa carrière cinématographique jusqu'en 1977 (une cinquantaine de films à son actif).


Mouloudji en... parachutiste Kanak (!) dans le film Bataillon du ciel

Il aura chanté Prévert, Vian (Le déserteur, c'est lui qui l'a créé*) Dimey, Queneau, Carco et tous les poètes de bon aloi.
Après mai 68, il partira chanter devant les prolos dans les usines occupées et sera une des voix du disque "La Commune** en chansons".
Il chantera également des chants ouvriers ou de la résistance tout en prenant ses distances avec le fier parti de Jacques Duclos (ex-boss des FTP) et Georges Marchais (de la maison Messerschmidt).
Ce qui ne l'empêche pas de ressusciter un répertoire de bal musette avec la complicité de Marcel Azzola.
Son dernier spectacle se fera au Père- Lachaise en juin 1994 (pas de rappels)

* Ce qui le rendra tricard chez toutes les maisons de disques. Il en profitera pour créer une coopérative de diffusion.
** De Paris, bien entendu (les références sont sur l'article sur les chansons de la commune).

Et pour la route, une excellente chanson de et par lui-même.
 

lundi 24 mars 2014

Parenthèse d'actualité : lendemains merdeux

Faut-il vraiment commenter cette chanson de 1889 ?
Au lieu d'aller voter,
Casse-leur la margoulette
Et tu pourras chanter
Georges-Ernest Boulanger, Jules Grévy, Sadi Carnot (qui au moins, mourut d'une manière irréprochable) ... L'histoire ne se répéte jamais ou seulement sous forme de parodie comme disait l'autre (en gros).


C'est du Marc Ogeret dans "Chansons contre" (Disque 33 tours, Vogue, CLVLX29)

samedi 22 mars 2014

François Villon et la chanson

 

Si bien chantans, si bien parlans,
Si plaisans en faiz et en dis


    On avait envisagé un temps de faire une émission sur Maître François et l'idée est toujours dans les cartons.
    En attendant, chers lecteurs, bien que nous ne soyons spécialiste de rien, ni de chanson, ni d'histoire, ni de poésie - comme vous le savez désormais - nous vous proposons un modeste voyage du côté du sieur de Montcorbier, au fil de nos découvertes.
    On suivra ainsi les détours parfois étonnants de la postérité du poëte-voyou-assassin.

* Riens ne hait que persévérance *
     
    On ne cachera pas avoir butté sur quelques pierres d'achoppement (ou quelques bornes du Pet au Diable), et sans doute la marche est trop élevée, mais bon, on a pris notre bâton de pèlerin pour battre les dottore, et notre coquille pour nous protéger des jeteurs de sort.
    Le chemin est vaguement tracé.... Quant à aller jusqu'à Saint-Jacques...

     On a déjà sollicité pas mal de potes pour nous éclairer sur des obscurités. Qu'ils soient d'ores et déjà vivement remerciés pour leurs tendres contributions.
     Ce blogue, comme à son habitude, reste ouvert à toutes suggestions, commentaires, rectifications... enfin, tout ce que vous jugerez nécessaire.

* Tant court chanson qu'elle est apprise *

(1) La souris déglinguée - Françoys Villon


   On commence par la plus récente trace du Pipeur dans la chanson.
   Où l'on reparle de La souris déglinguée, pour un titre d'un album à paraître cette année.
    Maître François n'aurait sans doute pas été fâché de cet hommage électrique, dans un style qui fut, un temps, la musique essentiellement populaire du XXème siècle...







jeudi 20 mars 2014

DANIEL BERETTA et RICHARD de BORDEAUX en 1967



Chanson débile et parodique par nos deux lascars qui, après un look "rive gauche" se transformaient en mods prè-beatnicks pour l'occasion quoique un peu tardivement (on était déjà en 1968).

Après trois ans au "Petit conservatoire de Mireille" (de 1964 à 1966) Daniel Beretta débauche Richard Rigamonti (Daniel) et c'est parti pour trois ans de tournées. 
 

"Psychose (Papa) " 




 
En 66, il joue sa première pièce de théâtre Copain Clopants pendant plus d'un an. C'est sa partenaire Catherine Allégret qui va le présenter à Marcel Camus qui l'engage pour le premier rôle de son film Un été sauvage. Théâtre, cinéma et chansons vont se succéder, avec entre autres : Jesus Superstar, Les Parapluies de Cherbourg et même une revue au Pont d'Orly.
Mc Cartney et Ennio Morricone lui écriront chacun une chanson. Mireille, qu'il voit régulièrement (sa deuxième maman, outrecuidera-t-il) lui écrit « Juliette pour la vie ». Lui-même va composer, outre ses autres chansons, quelques-unes pour ses amis : Nino Ferrer, Jean-Noël Dupré, Les Parisiennes et même Mireille Mathieu avant de devenir... la voix d'Arnold Schwarzenegger au ciné français !

Quant à Rigamonti, après une audition à Bordeaux, il quitte son job et rejoint le conservatoire de Mireille à Paris. Après avoir chanté seul ou en compagnie de Daniel Beretta, il a fini par se spécialiser, depuis 84, dans la composition de génériques de dessins animés : Babar, Mimi Cracra, Foofur, SOS polluards….
Ils furent drôles au moins pour un temps.
 

mardi 18 mars 2014

Damia dans la dèche


Pour le plaisir, une chouette chanson de l'immortelle Louise-Marie Damien qui en fait des caisses et dont on vous a déjà causé .
Et puis,  c'est tellement d'actualité... 


En prime, une émission sur la Dame sur France Musique

dimanche 16 mars 2014

Un petit détour par le bayou (2)

Cajun visits



   On en causait avec les potes hier au soir entre deux rasades de mousse au sortir d'une bath soirée consacrée à Jeffrey Lee Pierce, le leader du Gun Club *. Le père Jeffrey en connaissait un rayon en musique populaire américaine et sans doute n'aurait-il pas lambiné pour aller se dégourdir les jambes et les esgourdes au son du fiddle du 'tit fer et de l'accordion.
    On avait eu la chance de voir y a quelques années cet émouvant documentaire de Yasha Aginsky au cinoche et on l'a retrouvé il y a peu sur ce chouette site qui ravira les amateurs de folk, de blues et de cajun (et que complétera avantageusement le research center).

   On pourra donc retrouver Cajun visits dans son intégralité ici même. Et des extraits ci dessous.









    * Soirée à l'occasion de la sortie du bouquin de Marc Sastre paru chez les toujours excellents  fondeurs de briques (présentation du livre, concert, DJ). A suivre prochainement à Bordeaux au salon du livre, ainsi qu'à Paris à la librairie Parallèles.



vendredi 14 mars 2014

La Souris Déglinguée internationale 

Et oui, on a beau avoir une certaine tendresse pour la bande à Taï-Luc et son rock ras-du-bitume (deux disques irréprochables suivis d'une lente décadence en dents de scie) il a été parfois duraille de leur pardonner certaines sorties de leurs concerts vécues entre deux rangées de têtes de nœuds nazillons tellement contents de jouer aux gros bras qu'il fallait alors les persuader qu'on était plus nombreux et plus méchants qu'eux.
Ce qui n'est pas toujours évident...
En tout cas, avant de jouer aux français, les p'tits gars de la Place Clichy n'en rataient pas une.
La preuve, cette chanson de leurs débuts illustrée par des photos du concert historique* "Toulouse on the rock" à la piscine Nakache en 1980 (avec Little Bob, Diesel, Lili Drop et les Stilettos)
Ils reviendront y jouer en 82 avec Les Misérables, Wild Child et Camera Silens.
C'était deux ans avant que cette salle historique n'aille s'autodétruire plutôt que de recevoir un meeting du FN.
Souvenirs !


Petit rappel, lui aussi historique : Vu les bastons entre services d'ordre (en général de KCP) et amateurs de plaisirs gratuits qui tournèrent souvent à la bataille rangée du côté de la Halle aux Grains ou des berges de la Garonne pour des concerts dont plus personne n'avait rien à foutre (type Ange, Léo Ferré...), tout rassemblement de plus de deux guitares électriques fut interdit par arrêté préfectoral pendant trois ans à Toulouse. Ce qui fit la fortune d'une boite de nuit gersoise voisine. Et c'est un Little Bob Piazza tout émoustillé qui en écrivit l'immortel "Riot in Toulouse" sur son très recommandable "High Time".

mardi 11 mars 2014

Toulouse en chansons (2)  Michel Chauvet

Que sait-on du bonhomme ? 
Ultime punk ? Folkeu plus rigolo que ce stalinien de Pete Seeger ? 
En gros, on sait qu'il a un temps fréquenté le groupe "Les Fossoyeurs" (ceux du refrain "Tare Nationale, les pauvres")  qu'il hante certains bistrots bien connus de nos services et qu'il a même commis un disque. Il s'est dernièrement allié à à Louis Fine pour aller brailler, beugler, vomir son dégoût des institutions, des bobos, des flics et des autres etc. que je pose là sinon je vas en oublier.
Un tube philosophique : Diogène avait raison (et comment !) 
A toi Michel :

lundi 10 mars 2014

Allain Leprest à chanson boum



    Une émission hommage de 2013, des chansons et des bouts d'entretiens. Pour en savoir plus long sur le personnage, on se reportera à cette vidéo (à la date du 6 mars 2013).


vendredi 7 mars 2014

Je suis sous


    Il y a dix ans tout juste disparaissait Claude Nougaro.
    Même si il n'y a pas que du bon dans la production du petit taureau, y a quand même quelques belles réussites.

    Et là, il savait de quoi il causait.
 
    Une version télé de 1964, où l'on verra pour le final, se radiner Sacha Distel et Jean Yanne.




    Philippe Clay a lui aussi enregistré cette chanson. On entend très clairement ici - les saxs barytons en prime - que la musique est pompée à l'infernal I put a spell on you de Screamin' Jay Hawkins.







   On trouve également sur la toile un scopitone fleuri de la version de Clay.



mercredi 5 mars 2014

Émission de mars 2014 : De la varitoche

Vautrons-nous donc dans la fange comme promis. Ce ne sera qu'un douloureux moment...


Pauline carton          Sous les palétuviers
Joe Dassin                 La Marie-Jeanne
Les Parisiennes        Il fait trop chaud pour travailler
Mireille et Brassens  Quand un vicomte
Alain Souchon          Poulailler's song
Nougaro                   Nougayork
Marc Aryan              Istambul
Micel Fugain             Les gentils et les méchants
Eddy Schmoll            La dernière séance
Joseph Lhoméo         Yes, si, ya
Cazoul                       New-York / Kaboul
Les Malpolis              Centimes et sentiments


...La preuve




Comme toujours, ça se trouve  sur cette bonne vieille radio 
Au passage, encore bravo à cet infatigable archiviste qu'est le Lexomaniaque qui a mis en ligne le documentaire auquel il est fait allusion dans l'émission.

mardi 4 mars 2014

Parenthèse d'actualité

Plaine, ô ma plaine (Warum Joe)

En attendant la (re ?) prise de Sébastopol, une chanson de 1984 par ces six zouaves sur lesquels on reviendra un de ces quatre.


dimanche 2 mars 2014

Du Rock français qu'on appelait Pop



Voici (détails en cliquant là) un documentaire de Patrick Boudet et Véronique Samouiloff diffusé le 28 janvier dernier à l'émission "La fabrique de l'histoire", sur France Culture, au sujet de la Pop française entre 1966 et 1976.
Côté protagonistes, on y retrouvera Marc Tobaly des Variations, François Janneau de Triangle, l'insupportable Christian Descamps des très pénibles Ange et le très comique Christian Vander des désopilants Magma.

samedi 1 mars 2014

Par delà le bien et le mal : 

La variété


    Chers lecteurs,
    L'herbe va bientôt fêter ses deux ans.
    Il était devenu impossible pour nous de tenir plus longtemps un tel niveau d'exigence et de qualité.
    On a rien trouvé de mieux à faire, donc, que de se vautrer, une heure durant, dans la plus implacable déchéance morale et physique.
   Il est venu le temps de la Variété.
   Une émission à coup de synthé dégueu et de chanteurs millionnaires et, au mieux, désengagés.
  
 L'Herbe Tendre, une émission bien dans son époque. A 18H, ce lundi.